• [^] # Re: escalade dans la répression jusqu'aux échanges privés entre amis ?

    Posté par . En réponse à la dépêche Appel du Nouvel Observateur contre la répression du peer-to-peer. Évalué à 6.

    Ah tiens ? Si ta mère à qui on a installé un petit windows piraté pour utiliser son ptit word fait cinq ans de prison et paye 250 000 euros tu es d'accord donc ?


    Je comprends bien là ou tu veux en venir et c'est compréhensible par un "non à la repression démesuré" mais je ne suis pourtant pas d'accord avec toi, tant sur la forme que sur le fond.

    Sur la forme, car la condamnation que tu évoques est complètement farfelu. Jamais une personne utilisant un logiciel piraté pour ses propres besoins -c'est à dire sans faire dans le commerce de logiciels piratés- ne se verra condamné à une peine aussi lourde. Tout au plus cette personne écopera d'une amende forfaitaire en plus du payement du prix du logiciel même. Soit quelques centaines à quelques milliers d'euros dans le cas que tu évoques.

    Et en toute honnêteté, je trouverai ce genre de condamnation normale et proportionné. Le piratage est illégal, nul n'est censé l'ignorer. L'ignorance n'a jamais été une excuse valable.

    Même si pirater un logiciel n'entraine pas nécessairement de perte pour l'éditeur du produit, mais un manque à gagner, ce genre de pratique est inadmissible.

    A titre de comparaison: frauder dans les transports en commun expose la personne à une amende en plus du le prix du billet. On se retrouve pourtant dans le même cas que pour le logiciel: pas de perte mais un manque à gagner pour la société. L'excuse prétextant que même si on ne prend pas le train, ce dernier effectuera quand son trajet du point A au point B reste irrecevable. Dans ce cas de fraude, personne ne se plains de devoir payer une amende si on ne respecte pas les règles.

    Pourquoi devrait-il en être autrement avec les oeuvres numériques? Parce qu'on est plus facilement tenté de pirater vu la simplicité de la démarche ? Non-sens.