Finalement, il aura fallu du temps pour qu'un grand journal/magazine lance ce débat.
Je crois qu'il est tout à fait nécessaire de repenser en effet la gestion des droits d'auteur avec l'émergence d'internet. En effet, il y a une vingtaine, une dizaine d'années, le rôle des majors pouvait se concevoir. Mais aujourd'hui, ce rôle est plus que douteux : n'importe quelle personne qui possède une connexion internet et un graveur de cd peut obtenir un cd musical d'une qualtié quasiment égale à celle que l'on peut trouver dans le commerce. Si un des rôles des majors était entre de permettre aux artistes de pouvoir être distribué, aujourd'hui, ce rôle est beaucoup moins évident : on peut parfaitement imaginer un artiste qui vendrait sa musique via son site web, que ce soit en proposant le téléchargement payant des morceaux directement depuis son site ou en envoyant le cd (il suffit de voir le succès des plateformes type iTunes pour s'en convaincre). Quand on sait que sur un cd musical plus de 90% du prix va au major et moins de 10% à l'artiste,il y a de quoi frissonner : sur un album à 20 euros, ça ne fait que 2 euros. Si un artiste vendait directement l'album pour quatre euros, il gagnerait deux fois plus et l'utilisateur paierait cinq fois moins. Ne peut-on pas alors légitimement penser que le téléchargement légal se démocratiserait ?
Avec l'émergence du net, ce système est parfaitement envisageable. Et le rôle principal du major disparaît. Peut-être est cela que craignent toutes ces grandes compagnies qui traquent les pirates que nous sommes tous ? Certes il y a des abus mais est-on encore à une époque où on fait des exemples en espérant que ça va empêcher les gens de recommencer ?
Je crois que le système actuel de diffusion de la musique n'est plus du tout adapté à l'évolution de la société et qu'il est vraiment nécessaire de repenser la gestion des droits en général sur les chansons qui appartiennent pour la plupart aux maisons de disque et non pas aux chanteurs, ainsi que les moyens de distribuer cette musique.
# Enfin un débat
Posté par Zanton . En réponse à la dépêche Appel du Nouvel Observateur contre la répression du peer-to-peer. Évalué à 9.
Je crois qu'il est tout à fait nécessaire de repenser en effet la gestion des droits d'auteur avec l'émergence d'internet. En effet, il y a une vingtaine, une dizaine d'années, le rôle des majors pouvait se concevoir. Mais aujourd'hui, ce rôle est plus que douteux : n'importe quelle personne qui possède une connexion internet et un graveur de cd peut obtenir un cd musical d'une qualtié quasiment égale à celle que l'on peut trouver dans le commerce. Si un des rôles des majors était entre de permettre aux artistes de pouvoir être distribué, aujourd'hui, ce rôle est beaucoup moins évident : on peut parfaitement imaginer un artiste qui vendrait sa musique via son site web, que ce soit en proposant le téléchargement payant des morceaux directement depuis son site ou en envoyant le cd (il suffit de voir le succès des plateformes type iTunes pour s'en convaincre). Quand on sait que sur un cd musical plus de 90% du prix va au major et moins de 10% à l'artiste,il y a de quoi frissonner : sur un album à 20 euros, ça ne fait que 2 euros. Si un artiste vendait directement l'album pour quatre euros, il gagnerait deux fois plus et l'utilisateur paierait cinq fois moins. Ne peut-on pas alors légitimement penser que le téléchargement légal se démocratiserait ?
Avec l'émergence du net, ce système est parfaitement envisageable. Et le rôle principal du major disparaît. Peut-être est cela que craignent toutes ces grandes compagnies qui traquent les pirates que nous sommes tous ? Certes il y a des abus mais est-on encore à une époque où on fait des exemples en espérant que ça va empêcher les gens de recommencer ?
Je crois que le système actuel de diffusion de la musique n'est plus du tout adapté à l'évolution de la société et qu'il est vraiment nécessaire de repenser la gestion des droits en général sur les chansons qui appartiennent pour la plupart aux maisons de disque et non pas aux chanteurs, ainsi que les moyens de distribuer cette musique.