• [^] # Re: Mais qui est vraiement la FFI ?

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Brevets logiciels: 1 point pour le parlement. Évalué à 3.

    Je ne suis pas certain que les droits d'auteurs soient un bon fondement pour légiférer sur l'informatique.


    C'est pourtant ce que définissent tous les textes de lois relatifs aux logiciels (cf. http://codeliberty.org/defence.html(...) en cours de traduction su ffii.fr...)

    Par ailleurs, toi qui aimes les logiciels libres, la GPL se base sur les droits d'auteurs.

    Je ne crois pas que la libre concurrence soit la panacée, mais plus souvent une excuse derrière laquelle se réfugie le politique lorsqu'il ne veut pas faire face à ses responsabilités.


    Il ne faut pas voir là le terme repris par l'idéologie néo-libérale mais bien la libre cohabitation de logiciels remplissant la même fonctionnalité. Gnome concurrent de KDE, Perl de Python, etc. C'est ainsi que l'innovation s'est développée dans le domaine du logiciel où l'innovation est incrémentale. De plus, même si un logiciel ou un algorithme est particulièrement innovant ou ingénieux, il n'est pas acceptable d'accepter que celui qui l'a découvert ait un monopole empêchant toute implémentation concurrente de se développer. Car l'implémentation est souvent aussi importante que l'idée sous-jacente, elle permet d'améliorer les performances, de corriger des trous de sécurité, d'interopérer avec d'autres systèmes, etc.

    Y a-t-il des biens informationnels de base ?


    Tu utilises quel OS ?

    Protéger les créateurs contre le plagiat et le public contre les monopoles d'accord, mais dans quel but ?


    Comme il est dit plus haut dans l'objectif de «
    promouvoir les savoirs dans le domaine du traitement des données ».

    Donner un poids politique aux informaticiens et affiliés me semble verser dans le corporatisme.


    Il s'agit ici de ne pas cantonner les informaticiens à un rôle technique pour laisser toute décision politique concernant l'informatique à ceux chargés de réguler les droits attachés aux programmes informatiques (offices de brevets). La directive sur les brevets logiciels est une question dans le champ du logiciel, pas dans le champ (de mines) des brevets. Les développeurs de logiciels doivent avoir le droit de développer des logiciels !

    Ceci dit, les brevets logiciels ont des implémentations sociétales allant au delà de la "corporation" des développeurs de logiciels, nous sommes bien d'accord. La FFII se bat pour avoir une infrastructure informationnelle libre, ce n'est pas son rôle de définir une politique s'adressant à l'ensemble des citoyens. Ça c'est le boulot des reponsables politiques. C'est pourquoi la FFII demande aux responsables politiques de prendre toutes leurs responsabilités quant aux implications des brevets logiciels.

    Dit clairement, la FFII n'a aucun droit à se réclamer parti politique représentant la Société. Par contre elle fait tout son possible pour que les politiques, qui ont ce droit démocratique, prennent des décisions en faveur des citoyens et non de quelques multinationales (pour être précis de leurs cabinets juridiques) , profiteurs de brevets (trolls) ou offices de brevets.