Bref, la suppression de la propriété intellectuelle ne changerait pas grand chose au logiciel libre,
M'est avis que si, au contraire.
Parce que sans loi (et sans respect de celle-ci), le droit (la possibilité) ne va qu'au plus fort (force brute ou force maline), sans aucune équité.
Pas de loi régissant le droit d'auteur signifie que ce ne sont plus les auteurs d'une oeuvre qui ont une quelconque autorité sur celle-ci et son usage, mais ceux qui ont les moyens de faire valoir leur autorité, en toute impunité, puisqu'il n'y a plus de loi à ce sujet.
Cela signifie aussi que les utilisateurs ne peuvent pas davantage faire valoir leurs droits, puisqu'ils n'en ont plus vraiment (droit de l'auteur et droit du public sont intrinsèquement liés : la législation sur le droit d'auteur n'est pas juste une loi "pour les auteurs", c'est l'institution du rapport social auteur/public).
L'abolition du droit d'auteur me semble donc assez éloigné de l'intérêt du logiciel libre (dont la raison est l'émancipation de l'individu de contraintes qui entravent sa liberté). Et pour d'autres raisons, assez absurde.
Pour "mémoire", la notion moderne de la propriété foncière privée s'est constituée (avec le capitalisme) en même temps que l'apparition de la bourgeoisie (le bourgeois est le serf émancipé - libre - qui s'en va au bourg vivre sa vie, par ses propres moyens - il n'est plus le vassal d'un suzerain qui détient, lui, les terres).
Aparté : il ne faut pas croire que, parce que nous sommes au "XXIème" siècle, nous sommes (devenus) civilisés, et que le droit, la civilité, l'humanisme, le respect, la liberté, tout ça... vont d'eux-mêmes. C'est le jour où on croit fermement à ça qu'on se prend une belle (et parfois mortelle) claque dans la gueule.
[^] # Re: S'attaquer au droit d'auteur ...
Posté par romain . En réponse à la dépêche Les Logiciels Libres au Forum Social Mondial. Évalué à 3.
Parce que sans loi (et sans respect de celle-ci), le droit (la possibilité) ne va qu'au plus fort (force brute ou force maline), sans aucune équité.
Pas de loi régissant le droit d'auteur signifie que ce ne sont plus les auteurs d'une oeuvre qui ont une quelconque autorité sur celle-ci et son usage, mais ceux qui ont les moyens de faire valoir leur autorité, en toute impunité, puisqu'il n'y a plus de loi à ce sujet.
Cela signifie aussi que les utilisateurs ne peuvent pas davantage faire valoir leurs droits, puisqu'ils n'en ont plus vraiment (droit de l'auteur et droit du public sont intrinsèquement liés : la législation sur le droit d'auteur n'est pas juste une loi "pour les auteurs", c'est l'institution du rapport social auteur/public).
L'abolition du droit d'auteur me semble donc assez éloigné de l'intérêt du logiciel libre (dont la raison est l'émancipation de l'individu de contraintes qui entravent sa liberté). Et pour d'autres raisons, assez absurde.
Pour "mémoire", la notion moderne de la propriété foncière privée s'est constituée (avec le capitalisme) en même temps que l'apparition de la bourgeoisie (le bourgeois est le serf émancipé - libre - qui s'en va au bourg vivre sa vie, par ses propres moyens - il n'est plus le vassal d'un suzerain qui détient, lui, les terres).
Aparté : il ne faut pas croire que, parce que nous sommes au "XXIème" siècle, nous sommes (devenus) civilisés, et que le droit, la civilité, l'humanisme, le respect, la liberté, tout ça... vont d'eux-mêmes. C'est le jour où on croit fermement à ça qu'on se prend une belle (et parfois mortelle) claque dans la gueule.