1) Énormément de revues non "libres" font payer. Pour du noir et blanc, ça peut monter à 1000,ドル pour de la couleur, on dépasse fréquemment les 1500$ des PLoS.
2) L'anglais est très secondaire. Les reviewers ne sont pas là pour en juger la qualité, d'ailleurs, beaucoup ne sont pas anglophones de naissance. S'ils refusent l'article en disant "poor english", c'est vraiment qu'ils n'ont rien compris à ce que tu racontais, c'est peut-être un signe. D'ailleurs, quand on est sérieux, on paye quelques centaines d'euros pour une relecture par un traducteur pro avant de soumettre l'article.
3) Les reviewers ne sont pas payés, tant mieux, ça préserve leur intégrité, ils n'ont pas de comptes à rendre.
4) Tu ne sais pas la chance que tu as de publier dans des revues qui acceptent le LaTeX. Et après tu te plains? On me demande systématiquement du .doc, ou à la limite du rtf. Quand le latex est accepté, le service de repro envoie un mail paniqué en disant qu'ils n'ont pas tellement l'habitude, et qu'ils aimeraient quand même avoir une version rtf, histoire de...
5) Editer une revue n'est pas gratuit. Je préfère que les gens qui publient dans des grandes revues (grands labos européens, américains et japonais) payent, et que les petits labos (Tiers-monde et France, qui, je le rappelle, doit entrer dans le tiers-monde dès qu'on parle de la recherche) puissent accéder gratuitement à cette connaissance.
6) Les journaux gratuits, montés à partir de pas grand chose (un éditeur-chercheur et une secrétaire), ça existe. C'est pourri aussi. Et c'est tant mieux que c'est pourri : tellement de trucs sont publiés, il faut bien faire un tri : les trucs bien dans des bonnes revues, avec une large diffusion, des éditeurs prestigieux (payés très cher), de beaux sites internet, etc etc. Et puis des trucs plus confidentiels.
Attention, je ne dis pas que la situation n'est pas scandaleuse : certaines revues profitent de leur notoriété pour faire taxer les chercheurs ( = l'état) en publiant des recherches déja financées par l'état. Maintenant, c'est juste une histoire de fric, et des projets comme les PLoS vont commencer à faire bouger le système ; je pense que d'ici 15 ans, le "Pay per Publish" sera généralisé.
[^] # Re: Loin du compte
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Interview de Vivian Siegel (PLoS). Évalué à 0.
1) Énormément de revues non "libres" font payer. Pour du noir et blanc, ça peut monter à 1000,ドル pour de la couleur, on dépasse fréquemment les 1500$ des PLoS.
2) L'anglais est très secondaire. Les reviewers ne sont pas là pour en juger la qualité, d'ailleurs, beaucoup ne sont pas anglophones de naissance. S'ils refusent l'article en disant "poor english", c'est vraiment qu'ils n'ont rien compris à ce que tu racontais, c'est peut-être un signe. D'ailleurs, quand on est sérieux, on paye quelques centaines d'euros pour une relecture par un traducteur pro avant de soumettre l'article.
3) Les reviewers ne sont pas payés, tant mieux, ça préserve leur intégrité, ils n'ont pas de comptes à rendre.
4) Tu ne sais pas la chance que tu as de publier dans des revues qui acceptent le LaTeX. Et après tu te plains? On me demande systématiquement du .doc, ou à la limite du rtf. Quand le latex est accepté, le service de repro envoie un mail paniqué en disant qu'ils n'ont pas tellement l'habitude, et qu'ils aimeraient quand même avoir une version rtf, histoire de...
5) Editer une revue n'est pas gratuit. Je préfère que les gens qui publient dans des grandes revues (grands labos européens, américains et japonais) payent, et que les petits labos (Tiers-monde et France, qui, je le rappelle, doit entrer dans le tiers-monde dès qu'on parle de la recherche) puissent accéder gratuitement à cette connaissance.
6) Les journaux gratuits, montés à partir de pas grand chose (un éditeur-chercheur et une secrétaire), ça existe. C'est pourri aussi. Et c'est tant mieux que c'est pourri : tellement de trucs sont publiés, il faut bien faire un tri : les trucs bien dans des bonnes revues, avec une large diffusion, des éditeurs prestigieux (payés très cher), de beaux sites internet, etc etc. Et puis des trucs plus confidentiels.
Attention, je ne dis pas que la situation n'est pas scandaleuse : certaines revues profitent de leur notoriété pour faire taxer les chercheurs ( = l'état) en publiant des recherches déja financées par l'état. Maintenant, c'est juste une histoire de fric, et des projets comme les PLoS vont commencer à faire bouger le système ; je pense que d'ici 15 ans, le "Pay per Publish" sera généralisé.