Sans prétendre avoir une réponse totale à ta remarque je te propose quelques pistes de reflexion :
- le domaine public, et aussi les travaux sous licences libres ne sont-ils pas censés bénéficer à l'humanité toute entière, par dela la communauté nationale ?
- si l'état qui nous représente tous n'investit pas dans le bien commun, de qui peut-on l'attendre ? de riches particulier (modèle des fondations) d'entreprises (mécénat) ?
Pour les secrets défense, la réponse est simple : ne sont publiées que des versions expurgées, et fort légitimement il me semble.
Quand au fruits de travaux de recherche "ordinaire", il est de toute façon publié dans des sources accessibles à la communauté scientifique mondiale.
En fait la question est assez peut une affaire de frontiere car en science, en technologie, comme en art, le principe du pot commun fait que chacun beneficie plus qu'il ne met si tout le monde contribue.
Qui plus est, en matière de publi scientifiques et technologiques, en géneral, la source des articles(auteur, labo, établissement de recherche..) est aussi la plus à même à en exploiter les conséquences (il y'a des exceptions, mais dans ce cas on ne publie qu'aprés être passé à la suite, il faut arbitrer entre publier le premier et avancer le plus loin possible dans son coin).
On peut, par contre, se poser la question de la légitimité des restrictions posées à la diffusion de publication passée dans une grande revue scientifique (accessibles en général sur abonnement et en souvent chère, voir tres couteuse) quand l'état a finance les travaux y menant.
Mais comme personne ne propose d'indemniser l'auteur de la publi à la hauteur de la perte (en argent et en notoriété) et qu'il n'y a pour l'instant pas encore d'alternative aux publications, revues par des comités scientifiques et dont la notoriété donne de la crédibilite à l'article, ca risque de le rester longtemps.
En fait, ce qui risque en matiere d'information scientifique de pousser vers le domaine public, ca n'est pas un effort des états, mais paradoxalement la rapacité des editeurs détenteurs les droits patrimoniaux sur les articles, les revendant par de grandes bases de données (à la LexisNexis), qui coutent de plus en plus cher pour de moins en moins de droits d'utilisation.
Devenant insuportablement couteux, surtout comparé à la facilite de l'Internet, je ne serai pas surpris qu'ils se sabordent eux meme.
Pour ce qui concerne la création artistique, je pense qu'il faut distinguer le mecenat et l'aide à la création.
Le mécénat est généralement commande d'une oeuvre qui pourrait etre être mise sous une licence libre (si tant est que quelquechose comme les CreativeCommons soit valide en droit français).
Si, en revanche, un organisme public pour favoriser la création offre des aides (bourses, residences, lieux et préts de moyens), il me parait nuisible de forcer des artistes souvent débutants à renoncer à des droits qui seraient difficiles à partager et leurs sont quasi-vitaux.
--
Juste mes deux centimes
il est tot et je n'ai pas eu mon premier café de la journée, je garde le droit de démentir tout ce que j'écrit ci-dessus quand mes deux yeux seront ouverts.
:-p
[^] # Re: Domaine public du pays oui mais ailleur ?
Posté par Christophe Renard . En réponse à la dépêche Italie : subventions publiques = domaine public. Évalué à 4.
- le domaine public, et aussi les travaux sous licences libres ne sont-ils pas censés bénéficer à l'humanité toute entière, par dela la communauté nationale ?
- si l'état qui nous représente tous n'investit pas dans le bien commun, de qui peut-on l'attendre ? de riches particulier (modèle des fondations) d'entreprises (mécénat) ?
Pour les secrets défense, la réponse est simple : ne sont publiées que des versions expurgées, et fort légitimement il me semble.
Quand au fruits de travaux de recherche "ordinaire", il est de toute façon publié dans des sources accessibles à la communauté scientifique mondiale.
En fait la question est assez peut une affaire de frontiere car en science, en technologie, comme en art, le principe du pot commun fait que chacun beneficie plus qu'il ne met si tout le monde contribue.
Qui plus est, en matière de publi scientifiques et technologiques, en géneral, la source des articles(auteur, labo, établissement de recherche..) est aussi la plus à même à en exploiter les conséquences (il y'a des exceptions, mais dans ce cas on ne publie qu'aprés être passé à la suite, il faut arbitrer entre publier le premier et avancer le plus loin possible dans son coin).
On peut, par contre, se poser la question de la légitimité des restrictions posées à la diffusion de publication passée dans une grande revue scientifique (accessibles en général sur abonnement et en souvent chère, voir tres couteuse) quand l'état a finance les travaux y menant.
Mais comme personne ne propose d'indemniser l'auteur de la publi à la hauteur de la perte (en argent et en notoriété) et qu'il n'y a pour l'instant pas encore d'alternative aux publications, revues par des comités scientifiques et dont la notoriété donne de la crédibilite à l'article, ca risque de le rester longtemps.
En fait, ce qui risque en matiere d'information scientifique de pousser vers le domaine public, ca n'est pas un effort des états, mais paradoxalement la rapacité des editeurs détenteurs les droits patrimoniaux sur les articles, les revendant par de grandes bases de données (à la LexisNexis), qui coutent de plus en plus cher pour de moins en moins de droits d'utilisation.
Devenant insuportablement couteux, surtout comparé à la facilite de l'Internet, je ne serai pas surpris qu'ils se sabordent eux meme.
Pour ce qui concerne la création artistique, je pense qu'il faut distinguer le mecenat et l'aide à la création.
Le mécénat est généralement commande d'une oeuvre qui pourrait etre être mise sous une licence libre (si tant est que quelquechose comme les CreativeCommons soit valide en droit français).
Si, en revanche, un organisme public pour favoriser la création offre des aides (bourses, residences, lieux et préts de moyens), il me parait nuisible de forcer des artistes souvent débutants à renoncer à des droits qui seraient difficiles à partager et leurs sont quasi-vitaux.
--
Juste mes deux centimes
il est tot et je n'ai pas eu mon premier café de la journée, je garde le droit de démentir tout ce que j'écrit ci-dessus quand mes deux yeux seront ouverts.
:-p