• [^] # Re: travaux universitaires

    Posté par . En réponse à la dépêche Italie : subventions publiques = domaine public. Évalué à 4.

    Je pense que presque tous les laboratoire de recherche universitaire dépendent en grande partie de fonds privés. Ce n'est pas avec ce que donne l'État et éventuellement les organismes de recherche (CNRS) qu'un labo peut vivre ... et ce ne sont pas les baisses d'impôt qui vont donner plus de moyens aux laboratoires publics.
    Les thèses, sauf clause de confidentialité à justifier, sont en libre accès. Ça dépend donc beaucoup des domaines.
    Dans beaucoup de conférence, on cède le droit d'auteur à l'éditeur. En pratique, beaucoup s'en contrefichent et diffusent leurs publis sur internet. Certains publient une version modifiée (genre préversion, version de travail, ...). On commence à entendre les chercheurs se plaindre du coût d'accès à leur publication (des chercheurs ont proposé de boycotter les conférence pour lesquelles le coût d'accès à leur publication était trop élevé).
    Les protocoles d'expériences et les découvertes peuvent être rendues publiques ou pas, selon les choix du chercheur (s'il n'est pas sous le coup d'une clause de confidentialité).
    Les brevets font vivre pas mal de labo.

    Le débat tourne parfois à la confrontation idéologique et économique : ceux qui ne font que du domaine public (voir à ce propos la licence CECILL ) mais qui ne rapportent pas d'argent, et ceux qui rapportent de l'argent, mais qui ne font pas forcément progresser aussi vite la connaissance commune. C'est un peu carictural, car il existe des financements pour des projets Opensource (européens notamment), mais il y a beaucoup de vrai. Les chercheurs qui ont moins de moyen ont moins de doctorants, peuvent moins se déplacer aux conférences, peuvent moins organiser de trucs, inviter d'autres chercheurs, bref ont moinss d'influence et avancent moins vite.

    Alors entre idéologie et réalité, il faut trouver sa voix.