• # Mauvaise langue ?

    Posté par . En réponse à la dépêche IBM autorise les logiciels Open Source à utiliser 500 de ses brevets. Évalué à 5.

    Tout d'abord, je n'ai pas pris le temps de décortiquer la liste des brevets "offerts" mais quelques détails me chiffonent.

    Vu le titre de la news, j'ai l'impression que seuls les logiciels Open Source peuvent exploiter ces brevets : dans ce cas, les brevets sont toujours valides il me semble ; ce serait donc juste une attribution gratuite (et sous conditions) de licences.

    Ensuite, la question que je me pose concerne la solidité de ces brevets "offerts" :

    1) à ma connaissance, pour conserver la validité des brevets, il faut payer l'organisme qui s'en charge régulièrement (et pas uniquement lors du dépôt) ; cela représente une charge financière pour l'entreprise. Comme IBM se restructure plus ou moins en ce moment, cela ne pourrait-il pas en faire partie ?
    Il se pourrait donc que le bénéfices retirés par IBM ne sont pas à la hauteur des charges imposées (par bénéfices, je n'entends pas retour sur investissement immédiat mais surtout valorisation boursière tenant compte du catalogue de brevets).

    2) Les brevets ainsi mis à disposition ne sont-ils pas plus fragiles (i.e juridiquement moins défendables) que les autres ? Il aurait donc été intéressant de savoir comment ils ont procédé au choix des brevets concernés.

    Pour ne pas me faire passer pour une mauvaise langue complète (moinssage massif bonjour !), je ne crache en rien sur la décision d'IBM puisque cela permet après tout de clarifier la situation (en reprennant les deux points ci-dessus) :
    1) les brevets sont extrêmement coûteux et vouloir les conserver sert surtout (lorsqu'on en a les moyens) à se défendre (ou à attaquer) ses concurrents. Si on se débarasse de certains brevets on se débarasse aussi de la charge financière et administrative qu'ils représentent.
    2) IBM ne voit plus seulement le brevet en lui-même mais ce qu'il implique pour ses concurrents, ses partenaires et lui-même : il se pourrait donc que l'entreprise elle-même ne soit pas sûre d'y gagner tant que ça (ou même perdre) sur le long terme. En effet, avec des centaines de milliers de brevets, qui pourra affirmer, en présentant un nouveau profuit qu'il ne viole pas au moins un brevet logiciel ?