Désolé, je ne peux pas donner d'avis sur Divergence FM, n'étant pas dans la région de Montpellier ... cependant je connais un peu le pb, ayant 1⁄2uvré successivement dans deux radios associatives pendant 3 ans.
Question audience, c'est effectivement très difficile à mesurer, les sondages Médiamétrie étant prohibitifs. On a juste des estimations à la louche, mais qui se montrent moins faibles qu'on pourrait le croire (en se basant juste sur les appels téléphoniques des auditeurs). Je dirais qq milliers d'auditeurs là où en en attend qq centaines. Une radio associative est souvent la "radio campus", avec une bonne reconnaissance au sein de la population étudiante : le bouche à oreille marche bien, et ce sont souvent des gens réceptifs aux idées de liberté. Un point à ne pas oublier est l'aspect totalement local des radios associatives, car la puissance d'émission est limitée par le CSA (un émetteur d'1kW couvre environ 40km à la ronde, selon le relief et la météo).
En ce qui concerne l'équipement informatique de la radio, ca va de rien à pas grand-chose ... souvent 2/3 postes bureautiques pour la gestion de l'asso (penser à parler de GALETTE : http://www.zopeuse.org/projets/galette/view(...) ), un PC de montage pour les jingles avec une bonne carte son, un graveur, et des softs de montage (piratés ?), et un PC de diffusion pour les play-lists nocturnes (attention, celui-là il doit être stable). Mais il y en a beaucoup qui bannissent l'informatique de leur chaîne de diffusion, justement pour des questions de stabilité. Un lecteur de mini-disc ou un magnétoscope (juste le son en long-play) ne risquent pas de planter à 4h du mat'.
Bref, toute solution libre est bienvenue ! Peut-être à diffuser auprès de la Féra-rock ?
Côté finances, c'est effectivement très difficile (même si je n'ai pas trempé dans cette partie). Les subventions adaptées existent, mais elles ont bcp de retards, il faut batailler avec les administrations pour les avoir, etc. Bravo aux bureaux des assos pour leur ténacité !
Maintenant, le contenu. Le principal intérêt des radios associatives, c'est la liberté. Aucune contrainte commerciale. Donc les animateurs passent leurs coups de c1⁄2ur, des artistes méconnus voire obscurs, et font la promotion de la scène locale. La SACEM se rémunère par forfait, pas trop exhorbitant, considérant que le passage en radio est aussi de la pub pour l'artiste. (note : un artiste ne peut prétendre à l'inscription à la SACEM qu'après 5 diffusions radio authentifiées). Je ne compte plus les CD personnels qu'on a diffusé, ni qq MP3 "tombés du camion" ou trouvés sur le site ouaibe de l'artiste, mais tous les titres sont soigneusement consignés pour rétribution par la SACEM. Et le CSA n'est pas trop pointilleux avec les quotas de chanson francophone.
La solidarité inter-associations reste à développer, mais dans mon expérience le LUG local annonçait toujours ses install-parties sur la radio associative. Et ladite install-party avait lieu soir à la fac, soit dans la salle de concert partenaire de la radio ...
Pour conclure, il y a vraiment un échange gagnant-gagnant possible entre radios associatives et LUG : une prestation installation/maintenance de logiciels de diffusion libres contre un temps de "propagande" à l'antenne ... le tout avec une vision très proche de la notion de liberté.
[^] # Re: Divergence FM, c'est chouette
Posté par Jimmy . En réponse à la dépêche Libérez vos antennes avant qu'on ne vous les coupe !. Évalué à 7.
Question audience, c'est effectivement très difficile à mesurer, les sondages Médiamétrie étant prohibitifs. On a juste des estimations à la louche, mais qui se montrent moins faibles qu'on pourrait le croire (en se basant juste sur les appels téléphoniques des auditeurs). Je dirais qq milliers d'auditeurs là où en en attend qq centaines. Une radio associative est souvent la "radio campus", avec une bonne reconnaissance au sein de la population étudiante : le bouche à oreille marche bien, et ce sont souvent des gens réceptifs aux idées de liberté. Un point à ne pas oublier est l'aspect totalement local des radios associatives, car la puissance d'émission est limitée par le CSA (un émetteur d'1kW couvre environ 40km à la ronde, selon le relief et la météo).
En ce qui concerne l'équipement informatique de la radio, ca va de rien à pas grand-chose ... souvent 2/3 postes bureautiques pour la gestion de l'asso (penser à parler de GALETTE : http://www.zopeuse.org/projets/galette/view(...) ), un PC de montage pour les jingles avec une bonne carte son, un graveur, et des softs de montage (piratés ?), et un PC de diffusion pour les play-lists nocturnes (attention, celui-là il doit être stable). Mais il y en a beaucoup qui bannissent l'informatique de leur chaîne de diffusion, justement pour des questions de stabilité. Un lecteur de mini-disc ou un magnétoscope (juste le son en long-play) ne risquent pas de planter à 4h du mat'.
Bref, toute solution libre est bienvenue ! Peut-être à diffuser auprès de la Féra-rock ?
Côté finances, c'est effectivement très difficile (même si je n'ai pas trempé dans cette partie). Les subventions adaptées existent, mais elles ont bcp de retards, il faut batailler avec les administrations pour les avoir, etc. Bravo aux bureaux des assos pour leur ténacité !
Maintenant, le contenu. Le principal intérêt des radios associatives, c'est la liberté. Aucune contrainte commerciale. Donc les animateurs passent leurs coups de c1⁄2ur, des artistes méconnus voire obscurs, et font la promotion de la scène locale. La SACEM se rémunère par forfait, pas trop exhorbitant, considérant que le passage en radio est aussi de la pub pour l'artiste. (note : un artiste ne peut prétendre à l'inscription à la SACEM qu'après 5 diffusions radio authentifiées). Je ne compte plus les CD personnels qu'on a diffusé, ni qq MP3 "tombés du camion" ou trouvés sur le site ouaibe de l'artiste, mais tous les titres sont soigneusement consignés pour rétribution par la SACEM. Et le CSA n'est pas trop pointilleux avec les quotas de chanson francophone.
La solidarité inter-associations reste à développer, mais dans mon expérience le LUG local annonçait toujours ses install-parties sur la radio associative. Et ladite install-party avait lieu soir à la fac, soit dans la salle de concert partenaire de la radio ...
Pour conclure, il y a vraiment un échange gagnant-gagnant possible entre radios associatives et LUG : une prestation installation/maintenance de logiciels de diffusion libres contre un temps de "propagande" à l'antenne ... le tout avec une vision très proche de la notion de liberté.