Le principal problème, c'est que le logiciel qui va développer ton "idée", il va utiliser des centaines de brevets existants. Tu dois alors soit payer, soit ne pas sortir ton logiciel. Du coup, les brevets freinent l'innovation, ou tout du moins ralentissent la croissance.
Maintenant, je ne suis pas franchement non plus opposé à ce principe de 2 ou 3 ans, assorti d'une réelle étude d'antériorité. Si on exclut tout ce qui a déja été implémenté et commercialisé, alors je n'ai rien contre les brevets : l'innovation en informatique consiste à réarranger différemment des briques existantes. Les réelles inventions sont réellement mineures et rares : utilisation d'un nouvel algorithme, ou un perfectionnement mineur. Si la protection dure 2 ans, ça ne freine quasiment rien, et ça peut assurer le lancement d'un produit novateur.
En pratique, le concept d'innovation est tellement flou qu'il me semble impossible d'empêcher que des boîtes spécialisées avec des armées d'avocats et de juristes pourrissent le principe et arrivent à faire passer des trucs triviaux comme des innovations. Au lieu de se jouer au niveau de la concurrence, la compétition aura lieu dans un tribunal. Ca sera toujours les grosses boîtes qui gagneront, mais au détriment du consommateur. Donc ça ne me semble pas vraiment l'idéal, et considérer que l'innovation est encore payante parce que le premier logiciel sortira avant les autres n'est pas si farfelu que ça.
[^] # Re: MMM
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Brevets logiciels : pas de décision du Conseil en 2004, et reboot possible. Évalué à 4.
Maintenant, je ne suis pas franchement non plus opposé à ce principe de 2 ou 3 ans, assorti d'une réelle étude d'antériorité. Si on exclut tout ce qui a déja été implémenté et commercialisé, alors je n'ai rien contre les brevets : l'innovation en informatique consiste à réarranger différemment des briques existantes. Les réelles inventions sont réellement mineures et rares : utilisation d'un nouvel algorithme, ou un perfectionnement mineur. Si la protection dure 2 ans, ça ne freine quasiment rien, et ça peut assurer le lancement d'un produit novateur.
En pratique, le concept d'innovation est tellement flou qu'il me semble impossible d'empêcher que des boîtes spécialisées avec des armées d'avocats et de juristes pourrissent le principe et arrivent à faire passer des trucs triviaux comme des innovations. Au lieu de se jouer au niveau de la concurrence, la compétition aura lieu dans un tribunal. Ca sera toujours les grosses boîtes qui gagneront, mais au détriment du consommateur. Donc ça ne me semble pas vraiment l'idéal, et considérer que l'innovation est encore payante parce que le premier logiciel sortira avant les autres n'est pas si farfelu que ça.