• # Votre avis

    Posté par . En réponse à la dépêche Article de B. Decroocq & Lemaire : "Free as a beer". Évalué à 9.

    Je viens d'écrire à l'auteur cette article. Je pense qu'il y a un point qui n'a pas encore été abordé par les auteurs de cette série d'article et ce point me parrait essentiel pour comprendre les logiciels libres.
    J'ai joint le mail ci-dessous.
    En fait c'est un synthèse de mes réflexions sur le sujets.


    Voici mon mail:

    Bonjour,
    Je viens de lire votre deuxième article sur les logiciels libres. Il y a une question que vous n'avez pas encore abordé et qui me parait fondamentale pour comprendre le mouvement des logiciels libres et peut être ses limites.
    Actuellement, les gros projets qui composent le monde du logiciel libre réponde à des besoins qui sont propre à tous les informaticiens:
    Système d'exploitation (Linux, FreeBSD ...)
    Environnement graphique (Kde, Gnome, ...)
    Navigateur internet et mailler (Mozilla ...)
    Suite office (Open Office, Koffice)
    Serveurs ( Http Apache, Tomcat, Jonas, Samba, ...)
    Environnement de développement ( Eclipse, Kdevelop...)
    Logiciel de dessin
    Lecteur multimédia (Vidéo, image, music ...)

    Cette liste de projet doit mobiliser plus de la moitié des ressources de la communauté des logiciels libres. D'ailleurs, je pense que plus les logiciels s'éloignent des besoins communs à tous les « développeurs » plus les contributeurs se font rare.

    Par exemple, il n'y a pas de projet réellement actifs( voir aucun) dans des besoins métiers autre que ceux de l'informatique. Par exemple, si vous cherchez un logiciel de gestion de comptabilité, gestion de relation/client, gestion de ressources humaines, ... vous ne trouverez aucun projet qui a réellement abouti à quelques choses de viables (pour toutes les entreprises).
    Et c'est là, je pense les limites actuelles de la communautés des logiciels libres. Les développeurs du libre développent avant tout pour eux (comme Richard Stallman avec Emacs). Il existe un autre moteur de motivation pour les développeurs de LL. C'est la « reconnaissance » des autres développeurs mais cette reconnaissance disparaît lorsque l'on traite avec des non informaticiens qui ne peuvent comprendre réellement la beauté ou la complexité d'un programme

    Enfin pour terminer, cette limite reste actuel car il n'y a pas encore de logiciel développement accessible à tout le monde. Il y a bien MS Access, et 4D mais leurs prix et leurs limites d'utilisations ont empêché la création de gros projets « métier » autour de ceux-ci. De plus, les projets issues de ces logiciels sont en général le résultat d'hobyistes qui font leur produit sur mesure et qui réponde à des besoins très spécifique au point de ne pas pouvoir répondre à des besoins plus général (le monde médicale en regorge).
    Toutefois, lorsque le monde des logiciels libres comptera des projets du type de MS Access, ou de 4D. On verra apparaître des logiciels libres répondant à des besoins métiers mais je pense que l'évolution de ces projets ne sera pas comparable au développement de Linux ou des autres gros projets libres. Elle restera probablement anecdotique, je pense notamment à des projets issue de financement publique.

    Le modèles économiques des éditeurs de logiciel devra se situer à terme dans les zones qui ne sont pas prise en compte par les logiciels libres, ou sur des besoins extrêmements spécifiques, ou dans des niches aménagés par des contraintes externe à l'informatique tel que des lois, des brevets ou un ensemble d'acteurs économiques (tel que l'industrie du disque et du cinéma).

    Il y aurait un deuxième point que j'aurai bien voulu abordé. Je pense que l'avenir des logiciels libres va être aussi fortement dépendant de l'impacte de cette « philosophie » dans les pays émergent tel que la Chine ou l'Inde au fur et à mesure de la démocratisation de l'informatique dans ces deux pays...

    Je ne sais pas ce que vous en pensez. J'espère avoir réussi à exprimer clairement mes idées. Malheureusement, Je n'ai jamais été très fort en rédaction.
    Cordialement,
    Jérôme