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Ignacio Ramonet, se fait recevoir par Fidel Castro qui interrompt la publication du seul journal de l'île (sous contrôle castriste, bien sûr) pour consacrer de longues pages au livre de Ramonet.
"Ramonet et Castro, même combat
Ignacio Ramonet, patron du Monde diplomatique, a donné sa caution au régime totalitaire castriste, il y a quelques jours, lors de la 11e Foire du livre de La Havane à laquelle il était invité d'honneur.
Siégeant fièrement pendant plus de quatre heures aux côtés de Fidel Castro dans une enceinte faisant partie d'une citadelle naguère utilisée comme prison, Ramonet a longuement discouru sur ce qu'est un «délicieux despotisme» - deux termes que, naïvement, le commun des mortels croyait mutuellement exclusifs. Et ce, dans un État qui tient toujours derrière les barreaux quelques centaines de criminels d'opinion!
Cette prestation du prestigieux journaliste a été qualifiée d'«infamie» et de «honte» par le président de Reporters sans frontières, Robert Ménard. Mais elle a été fort prisée par le dernier dictateur pur et dur de l'Amérique latine. Lequel a derechef ordonné de multiplier par dix le tirage local d'un ouvrage de son laudateur, Les Propagandes silencieuses (!).
Certes, la crédibilité de Ramonet et du Monde diplomatique peut difficilement être touchée puisqu'elle est depuis longtemps au plus bas, même dans les cafés branchés de la Rive gauche parisienne - le Monde diplodocus, raille-t-on là-bas... Mais c'est à la crédibilité du métier qu'on songe avec douleur.
Mario Roy, 1er mars 2002 Cyberpresse.ca
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Ensuite, soyons objectif et équilibré, la réponse du berger à la bergère : Anticastrisme primaire : http://www.monde-diplomatique.fr/2002/04/RAMONET/16339(...)
Lancée par quelques médias parisiens, une campagne a été déclenchée autour de la question : fallait-il participer au Salon du livre de La Havane dont le pays invité, cette année, était la France ? Cette participation, ont soutenu certains, reviendrait à cautionner le régime cubain. Mais le boycottage du Salon n'aurait-il pas conduit, en revanche, à renforcer le blocus de l'île ? Et à rallier, de fait, les thèses les plus hostiles à une transition intérieure tranquille et à une normalisation des relations avec Cuba ?
(... ...)
Malgré ce contexte de guerre larvée, ce petit pays, attaché à sa souveraineté, a obtenu des résultats en matière de développement humain tout à fait exceptionnels : abolition du racisme, émancipation de la femme, éradication de l’analphabétisme, réduction drastique de la mortalité infantile, élévation du niveau culturel général...
(... ...)
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Et enfin, un peu de lecture pour l'occasion, la vision d'un acteur du terrain : http://www.cubantrip.com/rivero/liberte.php(...)
Un texte passionnant écrit par Raúl Rivero en avril 2002, un témoignage sur son travail en tant que directeur de l'agence Cuba Press.
(... ...)
Nous sommes diabolisés par les autorités, nous sommes illégaux et nous travaillons à la marge d'un pays pauvre, comdamnés à vivre en zone obscure. Ces circonstances exigent une grande lucidité. La onzième Foire internationale du livre de la Havane, consacrée à l' écrivain Miguel Barnet et à la France, s'est tenue il y a peu de temps. Cette manifestation s'est déroulée dans l' enceinte de la forteresse coloniale où le poète Juan Clemente Zenea a été fusillé. Plus récemment, les écrivains Jorge Vals et Ernesto Diaz y ont été détenus. J'ai boycotté cette manifestation pour tbutes ces raisons. Pourtant, il était essentiel que des libraires, des éditeurs et desjournalistes français découvrent la réalité cubaine et les vides laissés par nos grands auteurs créoles qui vivent dans le délit d'avoir été obligés de s'exiler.
Un grand expert* « des médias de masse » est arrivé avec un oeil clinique sur toute la presse capitaliste, mais d'un aveuglement total sur les joumaux officiels qu'il a couverts d'éloges là où on attendait de sa part une information objective sur notre réalité. (... ...)
[^] # Re: Pas mieux que les autres, mais rassurons-nous, pas pire ...
Posté par Benjamin (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le Monde diplomatique sur cédérom pour Linux. Évalué à 1.
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Ignacio Ramonet, se fait recevoir par Fidel Castro qui interrompt la publication du seul journal de l'île (sous contrôle castriste, bien sûr) pour consacrer de longues pages au livre de Ramonet.
"Ramonet et Castro, même combat
Ignacio Ramonet, patron du Monde diplomatique, a donné sa caution au régime totalitaire castriste, il y a quelques jours, lors de la 11e Foire du livre de La Havane à laquelle il était invité d'honneur.
Siégeant fièrement pendant plus de quatre heures aux côtés de Fidel Castro dans une enceinte faisant partie d'une citadelle naguère utilisée comme prison, Ramonet a longuement discouru sur ce qu'est un «délicieux despotisme» - deux termes que, naïvement, le commun des mortels croyait mutuellement exclusifs. Et ce, dans un État qui tient toujours derrière les barreaux quelques centaines de criminels d'opinion!
Cette prestation du prestigieux journaliste a été qualifiée d'«infamie» et de «honte» par le président de Reporters sans frontières, Robert Ménard. Mais elle a été fort prisée par le dernier dictateur pur et dur de l'Amérique latine. Lequel a derechef ordonné de multiplier par dix le tirage local d'un ouvrage de son laudateur, Les Propagandes silencieuses (!).
Certes, la crédibilité de Ramonet et du Monde diplomatique peut difficilement être touchée puisqu'elle est depuis longtemps au plus bas, même dans les cafés branchés de la Rive gauche parisienne - le Monde diplodocus, raille-t-on là-bas...
Mais c'est à la crédibilité du métier qu'on songe avec douleur.
Mario Roy, 1er mars 2002
Cyberpresse.ca
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Ensuite, soyons objectif et équilibré, la réponse du berger à la bergère :
Anticastrisme primaire :
http://www.monde-diplomatique.fr/2002/04/RAMONET/16339(...)
Lancée par quelques médias parisiens, une campagne a été déclenchée autour de la question : fallait-il participer au Salon du livre de La Havane dont le pays invité, cette année, était la France ? Cette participation, ont soutenu certains, reviendrait à cautionner le régime cubain. Mais le boycottage du Salon n'aurait-il pas conduit, en revanche, à renforcer le blocus de l'île ? Et à rallier, de fait, les thèses les plus hostiles à une transition intérieure tranquille et à une normalisation des relations avec Cuba ?
(... ...)
Malgré ce contexte de guerre larvée, ce petit pays, attaché à sa souveraineté, a obtenu des résultats en matière de développement humain tout à fait exceptionnels : abolition du racisme, émancipation de la femme, éradication de l’analphabétisme, réduction drastique de la mortalité infantile, élévation du niveau culturel général...
(... ...)
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Et enfin, un peu de lecture pour l'occasion, la vision d'un acteur du terrain :
http://www.cubantrip.com/rivero/liberte.php(...)
Un texte passionnant écrit par Raúl Rivero en avril 2002, un témoignage sur son travail en tant que directeur de l'agence Cuba Press.
(... ...)
Nous sommes diabolisés par les autorités, nous sommes illégaux et nous travaillons à la marge d'un pays pauvre, comdamnés à vivre en zone obscure. Ces circonstances exigent une grande lucidité. La onzième Foire internationale du livre de la Havane, consacrée à l' écrivain Miguel Barnet et à la France, s'est tenue il y a peu de temps. Cette manifestation s'est déroulée dans l' enceinte de la forteresse coloniale où le poète Juan Clemente Zenea a été fusillé. Plus récemment, les écrivains Jorge Vals et Ernesto Diaz y ont été détenus. J'ai boycotté cette manifestation pour tbutes ces raisons. Pourtant, il était essentiel que des libraires, des éditeurs et desjournalistes français découvrent la réalité cubaine et les vides laissés par nos grands auteurs créoles qui vivent dans le délit d'avoir été obligés de s'exiler.
Un grand expert* « des médias de masse » est arrivé avec un oeil clinique sur toute la presse capitaliste, mais d'un aveuglement total sur les joumaux officiels qu'il a couverts d'éloges là où on attendait de sa part une information objective sur notre réalité. (... ...)