Merci de ces précisions ! (J’attends également la position officielle de la fondation.)
Ce qui me gêne dans le marketing, c’est que c’est toujours une forme plus ou moins développée de mensonge,. Cela va du mensonge par omission à la contre-vérité éhontée en passant par la simple langue de bois. Au mieux, c’est de la vérité arrangée… donc pas la vérité.
La contradiction dans le discours est pour moi la suivante : on affirme d’une part vouloir faciliter la migration à Linux et on met le paquet au niveau développement côté Windows. Cela mérite au moins une clarification : tous les développements sous Windows seront-ils portés sous Linux et quand ?
La contradiction entre le discours et les faits : on veut faciliter le passage à Linux et on propose des binaires Mac OS X et non Linux PPC. Que dirait-on si les seuls binaires disponibles sur mozilla.org étaient destinés à Windows et non également à Linux sur plate-forme Intel ? C’est pourtant exactement la même chose…
D’autre part, l’importance stratégique d’un navigateur pour l’accès à l’information est trop grande pour que l’on se contente d’un discours marketing. Il se pose ici le problème d’un véritable contrôle démocratique des navigateurs, sésames incontournables du web. En donnant des sous à la fondation Mozilla ou en contribuant au développement du produit, exerce-t-on réellement un contrôle sur celui-ci ? Dans la négative, quel avantage d’avoir un statut d’association à but non lucratif ? Reste la garantie ultime (et essentielle) de la liberté des utilisateurs : la licence qui permet les forks en cas de dérive de la fondation.
Je sais bien que ces critiques peuvent sembler injustes vue la qualité du travail fourni par la fondation Mozilla. D’autant plus que je n’attaque pas les sociétés commerciales qui proposent des navigateurs complètement verrouillés et sur lequel l’utilisateur ne peut avoir aucune influence. Mais si la fondation veut réellement avoir un lien privilégié avec ses utilisateurs, il faut vraiment que cela soit plus qu’un simple slogan marketing pour devenir une réalité concrète. Et j’avoue que ça me gêne quand le directeur marketing de la fondation parle sans cesse de " clients " au lieu " d’utilisateurs" ou mieux, de " membres de la communauté ".
[^] # Re: Trop de pragmatisme mène au statu quo
Posté par Gohar . En réponse à la dépêche Firefox 1.0 RC1 et autres nouvelles de Mozilla. Évalué à 3.
Ce qui me gêne dans le marketing, c’est que c’est toujours une forme plus ou moins développée de mensonge,. Cela va du mensonge par omission à la contre-vérité éhontée en passant par la simple langue de bois. Au mieux, c’est de la vérité arrangée… donc pas la vérité.
La contradiction dans le discours est pour moi la suivante : on affirme d’une part vouloir faciliter la migration à Linux et on met le paquet au niveau développement côté Windows. Cela mérite au moins une clarification : tous les développements sous Windows seront-ils portés sous Linux et quand ?
La contradiction entre le discours et les faits : on veut faciliter le passage à Linux et on propose des binaires Mac OS X et non Linux PPC. Que dirait-on si les seuls binaires disponibles sur mozilla.org étaient destinés à Windows et non également à Linux sur plate-forme Intel ? C’est pourtant exactement la même chose…
D’autre part, l’importance stratégique d’un navigateur pour l’accès à l’information est trop grande pour que l’on se contente d’un discours marketing. Il se pose ici le problème d’un véritable contrôle démocratique des navigateurs, sésames incontournables du web. En donnant des sous à la fondation Mozilla ou en contribuant au développement du produit, exerce-t-on réellement un contrôle sur celui-ci ? Dans la négative, quel avantage d’avoir un statut d’association à but non lucratif ? Reste la garantie ultime (et essentielle) de la liberté des utilisateurs : la licence qui permet les forks en cas de dérive de la fondation.
Je sais bien que ces critiques peuvent sembler injustes vue la qualité du travail fourni par la fondation Mozilla. D’autant plus que je n’attaque pas les sociétés commerciales qui proposent des navigateurs complètement verrouillés et sur lequel l’utilisateur ne peut avoir aucune influence. Mais si la fondation veut réellement avoir un lien privilégié avec ses utilisateurs, il faut vraiment que cela soit plus qu’un simple slogan marketing pour devenir une réalité concrète. Et j’avoue que ça me gêne quand le directeur marketing de la fondation parle sans cesse de " clients " au lieu " d’utilisateurs" ou mieux, de " membres de la communauté ".