Le support, c'est précieux. Regardons les angelots des beffrois ou les automates qui jouaient de la musique, les orgues de barbarie, les pianos mécaniques. Ca fait longtemps que l'Homme voulait fixer la musique, garder l'empreinte d'une interprétation. En prendre contrôle. Pour les sons, cette invention ne date que d'un siècle. C'est le microsillon qui permet de démocratiser le controle du son. Révolution. Comme l'avion qui controle l'espace aerien, comme le papier qui controle l'écrit.
La démocratisation du controle de l'écriture s'était faite bien plus tôt : 1450, ca date de Gutenberg, dirais je. Ne m'a t'on pas vanté le livre rechargeable, l'encre électronique, la fin du paper desktop ? Ou en est on de ces effets d'annonce annoncant que le livre est mort, que la presse traditionnelle est obsolête avec internet ? C'est rien que du bluff : l'inflation du monde papier continue de plus belle et les nouvelles technologies n'y sont pour rien. Il me suffit de relever la tête de mon écran et de faire quelques pas. Partout sont ces maudits supports, pour les livres, pour la musique, pour les films, pour les journaux. Et aussi des disquettes, des CD, des DVD, des cartouches, des clés usb. Mes objets de moi.
Mais que me veut elle, cette Société de l'Immatériel ? Elle va venir me dépouiller de mes objets réels familiers controlés, qui m'entourent et me rassurent. Elle va me laisser face à face avec ma mémoire humaine défaillante et la grosse database centralisée des oeuvres, froides, impérissables, à laquelle je serais relié par un cable direct haut débit ?
immatériel = non matériel = non hardware = software ? Moi je ne crois pas que ce soit le bon enjeu. Laissons le Logiciel Libre avancer peinard dans la fourniture de distribs utiles et amusantes et gardons nous de généraliser à l'immensité du monde numérique, économique, capitaliste ou je ne sais quelle autre chimère.
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This is the CENTRAL SCRUTINIZER... Yes... he used to be a nice boy... He used to cut the grass... But now his mind is totally destroyed by music. He's so crazy now he even believes that people are writing articles and reviews about his imaginary guitar notes, and so, continuing to dwindle in the twilight realm of his own secret thoughts, he not only dreams imaginary guitar notes, but, to make matters worse, he dreams imaginary vocal parts to a song about the imaginary journalistic profession...
[^] # vive le support (hard core)
Posté par cornofulgur . En réponse à la dépêche Livre : Du bon usage de la piraterie - Florent Latrive. Évalué à 1.
La démocratisation du controle de l'écriture s'était faite bien plus tôt : 1450, ca date de Gutenberg, dirais je. Ne m'a t'on pas vanté le livre rechargeable, l'encre électronique, la fin du paper desktop ? Ou en est on de ces effets d'annonce annoncant que le livre est mort, que la presse traditionnelle est obsolête avec internet ? C'est rien que du bluff : l'inflation du monde papier continue de plus belle et les nouvelles technologies n'y sont pour rien. Il me suffit de relever la tête de mon écran et de faire quelques pas. Partout sont ces maudits supports, pour les livres, pour la musique, pour les films, pour les journaux. Et aussi des disquettes, des CD, des DVD, des cartouches, des clés usb. Mes objets de moi.
Mais que me veut elle, cette Société de l'Immatériel ? Elle va venir me dépouiller de mes objets réels familiers controlés, qui m'entourent et me rassurent. Elle va me laisser face à face avec ma mémoire humaine défaillante et la grosse database centralisée des oeuvres, froides, impérissables, à laquelle je serais relié par un cable direct haut débit ?
immatériel = non matériel = non hardware = software ? Moi je ne crois pas que ce soit le bon enjeu. Laissons le Logiciel Libre avancer peinard dans la fourniture de distribs utiles et amusantes et gardons nous de généraliser à l'immensité du monde numérique, économique, capitaliste ou je ne sais quelle autre chimère.
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This is the CENTRAL SCRUTINIZER... Yes... he used to be a nice boy... He used to cut the grass... But now his mind is totally destroyed by music. He's so crazy now he even believes that people are writing articles and reviews about his imaginary guitar notes, and so, continuing to dwindle in the twilight realm of his own secret thoughts, he not only dreams imaginary guitar notes, but, to make matters worse, he dreams imaginary vocal parts to a song about the imaginary journalistic profession...