Le C++ est évidemment plus facile à maintenir. Le coût du C++ est principalement dans la conception initiale (qu'il ne faut pas rater...) et peut-être aussi dans les premiers développements. Ensuite, la conception objet montre sa supériorité. L'objet devient comme une évidence.
L'objet est d'ailleurs une évolution naturelle qu'on rencontre dans d'autres disciplines. L'idée de l'objet est d'associer les données aux méthodes qui les manipulent. On retrouve la même idée dans les mathématiques modernes et dans la philosophie récente.
En mathématiques, l'évolution du siècle dernier a conduit à la définition d'ensembles associés à des propriétés. On n'aurait plus idée de séparer les éléments des ensembles (les données) des propriétés de l'ensemble (les méthodes élémentaires). Les ensembles ressemblent donc fort à des objets.
En philosophie, le courant de la phénoménologie ne considère plus le monde qui entoure l'individu indépendamment de l'individu. L'individu ne peut être séparé du monde, tant "toute conscience est conscience de quelque chose" (Husserl). Le monde et l'environnement constituent les données. L'individu est le vecteur du rapport au monde, je le rapprocherais donc des méthodes. L'action sur le monde passe par l'individu comme le travail sur les données passe par les méthodes.
Je viens d'aller chercher une citation plus précise et explicite:
"Par conséquent, il faudra élargir le contenu de l'ego cogito transcendantal, lui ajouter un élément nouveau et dire que tout cogito ou encore tout état de conscience « vise » quelque chose, et qu'il porte en lui-même, en tant que « visé » (en tant qu'objet d'une intention) son cogitatum respectif." (Méditations cartésiennes, Husserl)
Bien sûr, l'objet dont parle Husserl ne doit pas être rapproché de l'objet C++. En l'occurrence, il s'agirait plutôt des données... Désolé mais je ne trouve pas d'extrait qui ne porterait pas cette confusion potentielle.
[^] # Re: personnellement : je préfère gnome à kde
Posté par Veiovis . En réponse à la dépêche LinuxFR, vainqueur du choix des lecteurs du Linux Journal. Évalué à 2.
L'objet est d'ailleurs une évolution naturelle qu'on rencontre dans d'autres disciplines. L'idée de l'objet est d'associer les données aux méthodes qui les manipulent. On retrouve la même idée dans les mathématiques modernes et dans la philosophie récente.
En mathématiques, l'évolution du siècle dernier a conduit à la définition d'ensembles associés à des propriétés. On n'aurait plus idée de séparer les éléments des ensembles (les données) des propriétés de l'ensemble (les méthodes élémentaires). Les ensembles ressemblent donc fort à des objets.
En philosophie, le courant de la phénoménologie ne considère plus le monde qui entoure l'individu indépendamment de l'individu. L'individu ne peut être séparé du monde, tant "toute conscience est conscience de quelque chose" (Husserl). Le monde et l'environnement constituent les données. L'individu est le vecteur du rapport au monde, je le rapprocherais donc des méthodes. L'action sur le monde passe par l'individu comme le travail sur les données passe par les méthodes.
Je viens d'aller chercher une citation plus précise et explicite:
"Par conséquent, il faudra élargir le contenu de l'ego cogito transcendantal, lui ajouter un élément nouveau et dire que tout cogito ou encore tout état de conscience « vise » quelque chose, et qu'il porte en lui-même, en tant que « visé » (en tant qu'objet d'une intention) son cogitatum respectif." (Méditations cartésiennes, Husserl)
Bien sûr, l'objet dont parle Husserl ne doit pas être rapproché de l'objet C++. En l'occurrence, il s'agirait plutôt des données... Désolé mais je ne trouve pas d'extrait qui ne porterait pas cette confusion potentielle.