Pas d'accord, c'est l'avenir des pays émergents, et en voie de développement qui est en jeux, et non l'inverse...
Agree, mais avec un bémol.
Le LL n'est pas une fin en soit, mais un moyen d'accéder de manière durable aux technologies de l'information. Soit. Ceci étant, son avènement devient un objectif intermédiaire, et donc quelque part un but à court terme parce qu'il est contesté et mis en concurrence par les programmes de boîtes comme Microsoft via son programme de "don de logiciel"[1] qui vise aussi bien les ONG que les pays en voie de développement. L'accord que vient de signer le Burkina Faso avec Microsoft* (cf. Microsoft Authorized Refurbisher Program et Fresh Start Program), montre bien que le logiciel libre doit être défendu, même en temps que moyen, pour assurer un accès libre et équitable à ce savoir, parce que pour ce que j'ai vu de cet accord, il est loin d'être aussi sympa que ce que proclame les sites Web et est surtout très loin d'être gratuit et dénué de contre-parties...
ne leur jettons pas des CDROMS par voie aérienne en leur demandant de se débrouiller
Plusieurs facteurs sont nécessaires : un apport de savoir initial qui permet de lancer des formations locales, du matériel et du logiciel pour travailler, et évidemment des structures pour gérer et orchestrer le tout. C'est le but des programmes comme celui de l'INTIF qui axent sur plusieurs plans :
. favoriser la formations d'associations locales de type LUG pour permettre la diffusion du LL
. la formation initiale de haut niveau des ingénieurs en charge des infrastructures actuelles impliqués dans le développement du LL, de manière à ce qu'ils puissent d'une part déployer le LL sur leurs infra et d'autre part retransmettre leur savoir et former à leur tour d'autres personnes
. la diffusion de logiciel à travers les LUG
. la mise à disposition de matériel commun sous forme de mise en place de LABTIC (labo info avec machines, serveur et accès Internet) pouvant être utilisés à des fins de formation, en libre service, etc.
Le tout pour permettre la mise en place d'infrastructures s'appuyant sur le LL et de plate-formes de formation locale permettant une diffusion autonome des connaissances. Cela marche très bien en Côte d'Ivoire qui compte plusieurs FAIs ayant migré leur système de facturation/authentification vers du LL et une association (AI3L) qui propose des formations à ses adhérents dans son LABTIC d'Abidjan (labo qui sert aussi aux étudiants de l'école qui l'héberge).
L'Afrique francophone compte aujourd'hui une douzaine de LABTIC qui servent de point de départ à la diffusion du LL, et donc à l'appropriation des nouvelles technologies par ces pays émergeant.
* Les clauses de cet accord étant publiques, il serait intéressant que quelqu'un le mette en ligne, qu'il puisse être analysé.
[^] # Re: Avenir
Posté par Cédric Blancher . En réponse à la dépêche Premières rencontres africaines des logiciels libres. Évalué à 5.
Agree, mais avec un bémol.
Le LL n'est pas une fin en soit, mais un moyen d'accéder de manière durable aux technologies de l'information. Soit. Ceci étant, son avènement devient un objectif intermédiaire, et donc quelque part un but à court terme parce qu'il est contesté et mis en concurrence par les programmes de boîtes comme Microsoft via son programme de "don de logiciel"[1] qui vise aussi bien les ONG que les pays en voie de développement. L'accord que vient de signer le Burkina Faso avec Microsoft* (cf. Microsoft Authorized Refurbisher Program et Fresh Start Program), montre bien que le logiciel libre doit être défendu, même en temps que moyen, pour assurer un accès libre et équitable à ce savoir, parce que pour ce que j'ai vu de cet accord, il est loin d'être aussi sympa que ce que proclame les sites Web et est surtout très loin d'être gratuit et dénué de contre-parties...
ne leur jettons pas des CDROMS par voie aérienne en leur demandant de se débrouiller
Plusieurs facteurs sont nécessaires : un apport de savoir initial qui permet de lancer des formations locales, du matériel et du logiciel pour travailler, et évidemment des structures pour gérer et orchestrer le tout. C'est le but des programmes comme celui de l'INTIF qui axent sur plusieurs plans :
. favoriser la formations d'associations locales de type LUG pour permettre la diffusion du LL
. la formation initiale de haut niveau des ingénieurs en charge des infrastructures actuelles impliqués dans le développement du LL, de manière à ce qu'ils puissent d'une part déployer le LL sur leurs infra et d'autre part retransmettre leur savoir et former à leur tour d'autres personnes
. la diffusion de logiciel à travers les LUG
. la mise à disposition de matériel commun sous forme de mise en place de LABTIC (labo info avec machines, serveur et accès Internet) pouvant être utilisés à des fins de formation, en libre service, etc.
Le tout pour permettre la mise en place d'infrastructures s'appuyant sur le LL et de plate-formes de formation locale permettant une diffusion autonome des connaissances. Cela marche très bien en Côte d'Ivoire qui compte plusieurs FAIs ayant migré leur système de facturation/authentification vers du LL et une association (AI3L) qui propose des formations à ses adhérents dans son LABTIC d'Abidjan (labo qui sert aussi aux étudiants de l'école qui l'héberge).
L'Afrique francophone compte aujourd'hui une douzaine de LABTIC qui servent de point de départ à la diffusion du LL, et donc à l'appropriation des nouvelles technologies par ces pays émergeant.
* Les clauses de cet accord étant publiques, il serait intéressant que quelqu'un le mette en ligne, qu'il puisse être analysé.
[1] Microsoft Software Donation Program : http://www.microsoft.com/mscorp/citizenship/giving/apply/donations.(...)