Diantre, un troll à l'horizon, abatons-le immédiatement :
> Les fonctionnaires [...]
Ok, ce n'était pas très fin, il n'y avait aucune prétention, ni condescendance, je dirais plutôt du fataliste, voire de l'individualisme. Les vraies valeurs de notre époque, en somme :-)
Une façon de souligner que changer les habitudes est un défi à ne pas prendre à la légère.
> On te demande un R.I.B, tu apporte un CD ??? Quelle drôle d'idée...
> [...] parce que le risque de contamination virale était réel
Soit, pour une raison idiote, je n'avais que ça sous la main, et d'autres personnes l'avait fait avec des disquettes, pour d'autres documents. Qui plus est, je connaissais bien cette dame, je n'imaginais même pas qu'il puisse y avoir de problème. Quand au risque de virus, ne me fait pas rire toi aussi, mais effectivement l'expliquer à cette dame aurait pris beaucoup plus de temps que de courrir à une succursale de ma banque.
C'était pour souligner à quel point beaucoup d'utilisateurs sont conditionnés par l'outil informatique, et qu'il y a un vrai travail de désintoxication à faire avant. Changer une fraction de leur environnement et ils seront perdus.
Pour recentrer le débat, j'imagine que c'est face à cette peur du changement (dans un sens légitime) que la directive du recteur incite à continuer de déployer des produits Microsoft.
> Je te trouve un tantinet condescendant.
> [...]
> Ces gens là, comme tu les appelles se fichent de Linux, ou de Windows
> [...]
> Les fonctionnaires ne sont pas plus et pas moins stupides que toi
> [...]
> Ta haute idée de la fonction publique
Hmm, tu cherches visiblement à me faire dire, ce que je n'ai absolument pas écrit, et tu as très mal compris mes propos, qui pouvaient être interprétés de plusieurs façon, je le reconnais. Je note aussi, que tu as choisis la plus négative ;-)
Je respecte profondément les personnes qui se donnent de la peine pour s'investir dans le monde informatique et encore plus ceux qui choisissent le logiciel libre. Force est néanmoins de constater, que pas grand chose ne leur facilite la tâche.
Pour en revenir à MS/Open Office, je maintiens que pour un utilisateur de base c'est choisir entre la peste ou le choléras. François de Closet, dans son livre "l'imposte informatique", cerne très bien le problème : il montre comment au fil des ans, les logiciels se sont complexifiés, "gangrenés par une gadgétisation cancéreuse" et remplis de fonctionnalités pièges, qui font croire que les utilisateurs sont stupides et incapables de maitriser leur système.
On rajoute des fenêtres par ci, des options par là, ce qu'on faisait jadis en un raccourci clavier, nécessite des manipulations rocambolesques aujourd'hui, alors que la plupart du temps on en revient aux choix les plus simples.
Pour se justifier, on nous dit que chacun ne s'intéresse qu'à une partie de l'application, il faut bien donc bien tout mettre dans l'application finale. "Voilà comment on se fait refiler un fauteuil, qui fait lit, tabouret, table basse, escabeau, chaise d'arbitre à Roland Garos, meuble garanti inconfortable dans toutes les configurations, alors qu'on recherchait un fauteuil tout ce qu'il y a de plus simple" (de mémoire, je n'ai plus le livre sous la main).
Lapalissade : à vouloir copier à tout va Microsoft, on en copie aussi les défauts.
L'exemple de cette pauvre dame n'était pas de souligner sa stupidité, mais bien au contraire sa détresse face à un monde qui est de plus en plus difficile à maitriser. Que ce monde s'appelle Linux ou Microsoft, c'est le même combat. Dans ce cas pourquoi choisir l'un ou l'autre ?
Tout ça pour dire que même si c'est navrant, je comprends l'attitude du recteur.
> note aussi que ce n'est pas une question d'âge...)
Evidemment que ce n'est pas une question d'âge. Chaque personne est plus ou moins prédisposées à apprendre de nouvelles choses. Mais croire qu'on a tous les mêmes prédispositions est une erreur. Si certains arrêtent leur études plus tôt que d'autres, c'est que visiblement, ils n'aiment pas apprendre.
Ils pourront utiliser Linux, s'il y a de la formation. Si on ne se contente pas du bourrage de crâne à la Windows, style : tu fais comme ça et pas autrement, sinon la grogne sera la même. Ce clivage entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas se débrouiller en cas de pépin.
[^] # Re: Croire que Linux sera acueilli à bras ouvert, non plus
Posté par tpierron . En réponse à la dépêche De l'Éducation nationale, de Microsoft, et des logiciels libres. Évalué à 3.
> Les fonctionnaires [...]
Ok, ce n'était pas très fin, il n'y avait aucune prétention, ni condescendance, je dirais plutôt du fataliste, voire de l'individualisme. Les vraies valeurs de notre époque, en somme :-)
Une façon de souligner que changer les habitudes est un défi à ne pas prendre à la légère.
> On te demande un R.I.B, tu apporte un CD ??? Quelle drôle d'idée...
> [...] parce que le risque de contamination virale était réel
Soit, pour une raison idiote, je n'avais que ça sous la main, et d'autres personnes l'avait fait avec des disquettes, pour d'autres documents. Qui plus est, je connaissais bien cette dame, je n'imaginais même pas qu'il puisse y avoir de problème. Quand au risque de virus, ne me fait pas rire toi aussi, mais effectivement l'expliquer à cette dame aurait pris beaucoup plus de temps que de courrir à une succursale de ma banque.
C'était pour souligner à quel point beaucoup d'utilisateurs sont conditionnés par l'outil informatique, et qu'il y a un vrai travail de désintoxication à faire avant. Changer une fraction de leur environnement et ils seront perdus.
Pour recentrer le débat, j'imagine que c'est face à cette peur du changement (dans un sens légitime) que la directive du recteur incite à continuer de déployer des produits Microsoft.
> Je te trouve un tantinet condescendant.
> [...]
> Ces gens là, comme tu les appelles se fichent de Linux, ou de Windows
> [...]
> Les fonctionnaires ne sont pas plus et pas moins stupides que toi
> [...]
> Ta haute idée de la fonction publique
Hmm, tu cherches visiblement à me faire dire, ce que je n'ai absolument pas écrit, et tu as très mal compris mes propos, qui pouvaient être interprétés de plusieurs façon, je le reconnais. Je note aussi, que tu as choisis la plus négative ;-)
Je respecte profondément les personnes qui se donnent de la peine pour s'investir dans le monde informatique et encore plus ceux qui choisissent le logiciel libre. Force est néanmoins de constater, que pas grand chose ne leur facilite la tâche.
Pour en revenir à MS/Open Office, je maintiens que pour un utilisateur de base c'est choisir entre la peste ou le choléras. François de Closet, dans son livre "l'imposte informatique", cerne très bien le problème : il montre comment au fil des ans, les logiciels se sont complexifiés, "gangrenés par une gadgétisation cancéreuse" et remplis de fonctionnalités pièges, qui font croire que les utilisateurs sont stupides et incapables de maitriser leur système.
On rajoute des fenêtres par ci, des options par là, ce qu'on faisait jadis en un raccourci clavier, nécessite des manipulations rocambolesques aujourd'hui, alors que la plupart du temps on en revient aux choix les plus simples.
Pour se justifier, on nous dit que chacun ne s'intéresse qu'à une partie de l'application, il faut bien donc bien tout mettre dans l'application finale. "Voilà comment on se fait refiler un fauteuil, qui fait lit, tabouret, table basse, escabeau, chaise d'arbitre à Roland Garos, meuble garanti inconfortable dans toutes les configurations, alors qu'on recherchait un fauteuil tout ce qu'il y a de plus simple" (de mémoire, je n'ai plus le livre sous la main).
Lapalissade : à vouloir copier à tout va Microsoft, on en copie aussi les défauts.
L'exemple de cette pauvre dame n'était pas de souligner sa stupidité, mais bien au contraire sa détresse face à un monde qui est de plus en plus difficile à maitriser. Que ce monde s'appelle Linux ou Microsoft, c'est le même combat. Dans ce cas pourquoi choisir l'un ou l'autre ?
Tout ça pour dire que même si c'est navrant, je comprends l'attitude du recteur.
> note aussi que ce n'est pas une question d'âge...)
Evidemment que ce n'est pas une question d'âge. Chaque personne est plus ou moins prédisposées à apprendre de nouvelles choses. Mais croire qu'on a tous les mêmes prédispositions est une erreur. Si certains arrêtent leur études plus tôt que d'autres, c'est que visiblement, ils n'aiment pas apprendre.
Ils pourront utiliser Linux, s'il y a de la formation. Si on ne se contente pas du bourrage de crâne à la Windows, style : tu fais comme ça et pas autrement, sinon la grogne sera la même. Ce clivage entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas se débrouiller en cas de pépin.