Je trouve au contraire que ceux qui ont institué la redevance sur copie privée avait déjà compris où la numérisation du contenu nous emmène : vers une possibilité de copie infinie de copie que l'on ne peut contrarier que par une législation et des technologies brejneviennes.
Si, à long terme, il est possible que des mécanismes alternatifs remplacent complètement ceux actuellement en place, basés sur la rareté, il me semble qu'il faut cependant assurer la continuité de la rémunération des auteurs et ne pas laisser toute une catégorie de personnes affronter seule un changement brutal de leur environnement.
Aujourd'hui, je pense donc qu'il faut trouver des solutions ne pénalisant pas les échanges tout en apportant des garanties aux auteurs et c'est pourquoi je suis pour une extension de la redevance sur des bases forfaitaires. Je veux dire par là que, par exemple, une ligne internet ne doit pas être mise à contribution selon son utilisation réelle mais sur une base forfaitaire, afin de ne pas en brider l'usage.
Ainsi, on laisse la porte grande ouverte aux nouveaux usages, tout comme la redevance sur copie privée instituée par Catherine Tasca n'a pas empêché (si tu en doutes, va faire un tour rue Montgallet ou à l'hyper du coin :-) ) l'explosion de la copie numérique mais l'a accompagnée.
En prime, la généralisation de la redevance, pour peu que ses revenus soient répartis au moins en partie proportionnellement à l'audience réelle (et c'est techniquement possible), ouvre des perspectives assez fantastiques, comme relacher l'emprise de la pub sur les medias...
[^] # Re: qui a crée la taxe sur les supports numériques déjà ?
Posté par Ludovic Pénet . En réponse à la dépêche Colloque « P2P : culture et information pour tous ? ». Évalué à 1.
Si, à long terme, il est possible que des mécanismes alternatifs remplacent complètement ceux actuellement en place, basés sur la rareté, il me semble qu'il faut cependant assurer la continuité de la rémunération des auteurs et ne pas laisser toute une catégorie de personnes affronter seule un changement brutal de leur environnement.
Aujourd'hui, je pense donc qu'il faut trouver des solutions ne pénalisant pas les échanges tout en apportant des garanties aux auteurs et c'est pourquoi je suis pour une extension de la redevance sur des bases forfaitaires. Je veux dire par là que, par exemple, une ligne internet ne doit pas être mise à contribution selon son utilisation réelle mais sur une base forfaitaire, afin de ne pas en brider l'usage.
Ainsi, on laisse la porte grande ouverte aux nouveaux usages, tout comme la redevance sur copie privée instituée par Catherine Tasca n'a pas empêché (si tu en doutes, va faire un tour rue Montgallet ou à l'hyper du coin :-) ) l'explosion de la copie numérique mais l'a accompagnée.
En prime, la généralisation de la redevance, pour peu que ses revenus soient répartis au moins en partie proportionnellement à l'audience réelle (et c'est techniquement possible), ouvre des perspectives assez fantastiques, comme relacher l'emprise de la pub sur les medias...