• # Coup d'épée dans l'eau

    Posté par . En réponse à la dépêche Est-ce que le logiciel doit prendre en otage les données ?. Évalué à 10.

    Étonnamment, en biologie, les gens s'intéressent peu à la philosophie de leurs outils de travail. Ils semblent principalement vouloir que "ça marche", et c'est tout.

    Quelque chose qui me choque, par exemple : les laboratoires n'ont plus un rond, mais ils achètent encore des Apple hors de prix (1 Mac = 2 PC sous Windows = PC achetés chez un assembleur sous Linux). Tout ça pour faire du traitement de texte (avec des Word piratés, bien entendu). Bref, il y a dans ce milieu une méconnaissance totale des enjeux du libre, de la pérennité des données, etc. Je pense que 90% des chercheurs de mon laboratoire croient qu'OpenOffice est un freeware, d'ailleurs "quelque chose qui est gratuit ne peut pas être bien et Word c'est vachement mieux parce que je ne connais que ça de toutes manières".

    Depuis des années, ça ne choque personne que la recherche publique, financée avec de l'argent public, publie ses résultats dans des revues scientifiques privées en abandonnant les copyrights à la revue, en payant souvent pour avoir le droit de publier et en payant toujours pour avoir le droit de les lire.

    Bref, y'a du boulot. Ce me paraît incroyable que tout chercheur veut savoir ce qu'il y a dans les produits chimiques qu'il utilise, comment sont fabriquées telle et telle enzyme, mais se fout totalement des logiciels dont il se sert pour analyser et stocker ses données. C'est certainement un problème de culture, mais c'est pas gagné...