> Et quand on voit le nombre sidérant de bibliothèques publiées sous des licences
> propriétaires plutôt que GPL ou LGPL, empêchant ainsi les développeurs de logiciels
> libres de les utiliser - et en tout logique de contribuer les modifications qui leur sont
> nécessaires ?
Je ne pense pas avoir décrit une situation où tout le monde est gentil et où seuls quelques pauvres tarés du libre nuisent à l'harmonie ambiante... Comme indiqué dans ce que tu cites, il s'agit d'un exemple.
Cela ne signifie pas que je suis contre le fait qu'une bibliothèque soit disponible sous une licence propriétaire ou sous une licence telle que la GPL, mais qu'un nombre considérable sont délibéremment mise à disposition de manière à ce que tous ne puissent les utiliser.
Je connais la position de la FSF en la matière et je la trouve bien négative. Rétrospectivement, elle me donne l'impression d'une FSF qui a recommandé la cohabitation tant qu'elle y été contrainte puis a choisi une politique plus agressive dès qu'elle en a eu les moyens. Pourquoi pas, mais comment alors reprocher à MS de mettre certaines de ses bibliothèques à disposition sous des licences interdisant le mélange avec des licences libres ?
Enfin tu demandes où sont les améliorations de MS sur les clients réseau BSD de windows etc. Que certains ne trouvent pas intérêt à verser au pot commun n'a rien de nouveau, en ce domaine comme dans d'autres. Quelques sociétés intègrent même des produits sous GPL sans se poser trop de question, comme en témoigne le procès intenté récemment par les gens de netfilter. On peut également parler de Renaud Deraison qui a modifié sa politique de diffusion de nessus, écoeuré de voir tant de gens lire son code et réimplémenter ses nouvelles idées à leur sauce... Il me semble que pour presque toute affirmation, on pourra trouver un contre-exemple étant donné que nous ne vivons pas dans un monde à la pureté mathématique.
Il s'agit de toutes manières bien non-rivaux et il importe peu que X ou Y modifie une copie à son goût sans la rendre disponible - il reste d'autres copies pour les autres -, je vois les apports importants d'acteurs adoptant des politiques entre les deux extrêmese du « tout contrôle » et de l'interdiction d'interdire : Apple, Sun, HP, IBM, etc. Le meilleur exemple de collaboration réussie restant pour moi la fondation Apache, dont les librairies sont enrichies par les contributions (en code ou en dotation) d'utilisateurs qui ont tout intérêt à ce que ce pot commun s'améliore. Un autre exemple pratique : wxwidgets (http://www.wxwidgets.org(...)), un canevas de développement portable que je trouve fort bon. La masse des contributions sous différentes formes à cette bibliothèque est pour le moins considérable.
Il ne s'agit pas ici de dire qu'il faut toujours préférer BSD à GPL ou réciproquement, mais de souligner le danger à prendre systématiquement la posture la plus radicale. Je pense que nous ne devrions utiliser une licence contraignante qu'en en ayant bien pesé toutes les implications plutôt que de laisser accroire que le logiciel libre se résume au « copyleft » intégral.
[^] # Re: L'hominisation au service de la finance ?
Posté par Ludovic Pénet . En réponse à la dépêche Râleurs pessimistes ou visionnaires d'un avenir sombre ?. Évalué à 2.
> propriétaires plutôt que GPL ou LGPL, empêchant ainsi les développeurs de logiciels
> libres de les utiliser - et en tout logique de contribuer les modifications qui leur sont
> nécessaires ?
Je ne pense pas avoir décrit une situation où tout le monde est gentil et où seuls quelques pauvres tarés du libre nuisent à l'harmonie ambiante... Comme indiqué dans ce que tu cites, il s'agit d'un exemple.
Cela ne signifie pas que je suis contre le fait qu'une bibliothèque soit disponible sous une licence propriétaire ou sous une licence telle que la GPL, mais qu'un nombre considérable sont délibéremment mise à disposition de manière à ce que tous ne puissent les utiliser.
> Une position sur LGPL vs GPL pour les bibliothèques.
> http://www.fsf.org/licenses/why-not-lgpl.fr.html(...(...))
Je connais la position de la FSF en la matière et je la trouve bien négative. Rétrospectivement, elle me donne l'impression d'une FSF qui a recommandé la cohabitation tant qu'elle y été contrainte puis a choisi une politique plus agressive dès qu'elle en a eu les moyens. Pourquoi pas, mais comment alors reprocher à MS de mettre certaines de ses bibliothèques à disposition sous des licences interdisant le mélange avec des licences libres ?
Enfin tu demandes où sont les améliorations de MS sur les clients réseau BSD de windows etc. Que certains ne trouvent pas intérêt à verser au pot commun n'a rien de nouveau, en ce domaine comme dans d'autres. Quelques sociétés intègrent même des produits sous GPL sans se poser trop de question, comme en témoigne le procès intenté récemment par les gens de netfilter. On peut également parler de Renaud Deraison qui a modifié sa politique de diffusion de nessus, écoeuré de voir tant de gens lire son code et réimplémenter ses nouvelles idées à leur sauce... Il me semble que pour presque toute affirmation, on pourra trouver un contre-exemple étant donné que nous ne vivons pas dans un monde à la pureté mathématique.
Il s'agit de toutes manières bien non-rivaux et il importe peu que X ou Y modifie une copie à son goût sans la rendre disponible - il reste d'autres copies pour les autres -, je vois les apports importants d'acteurs adoptant des politiques entre les deux extrêmese du « tout contrôle » et de l'interdiction d'interdire : Apple, Sun, HP, IBM, etc. Le meilleur exemple de collaboration réussie restant pour moi la fondation Apache, dont les librairies sont enrichies par les contributions (en code ou en dotation) d'utilisateurs qui ont tout intérêt à ce que ce pot commun s'améliore. Un autre exemple pratique : wxwidgets (http://www.wxwidgets.org(...)), un canevas de développement portable que je trouve fort bon. La masse des contributions sous différentes formes à cette bibliothèque est pour le moins considérable.
Il ne s'agit pas ici de dire qu'il faut toujours préférer BSD à GPL ou réciproquement, mais de souligner le danger à prendre systématiquement la posture la plus radicale. Je pense que nous ne devrions utiliser une licence contraignante qu'en en ayant bien pesé toutes les implications plutôt que de laisser accroire que le logiciel libre se résume au « copyleft » intégral.