• [^] # Re: Hummm cela cache aussi la brevetabilite des algo mathematiques

    Posté par . En réponse à la dépêche Brevets logiciels : analyse de la directive votée par le Conseil de l'UE. Évalué à 6.

    Desole de te le dire comme ca, mais tu melanges tout.

    Je comprends ce que pourrait être un brevet sur un algorithme (par exemple l'algorithme de compression des .gif) ; ça empêche les concurrents d'utiliser le même algorithme pour ça, rien n'empêche de faire autrement : l'utilisateur ne voit pas la différence (à part peut-être n temps d'exécution) entre deux logiciels utilisant des algorithmes différents.
    Breveter un algorithme = breveter une idee mathematique.
    Cela est trop dangereux. Regarde le lien de Gérald Sédrati-Dinet.

    De plus, imagine qu'il n'existe qu'un seul algorithme qui puisse resoudre un probleme NP complet en temps fini. S'il est brevete, comment tu fais ensuite? Tu laisse tourner ta machine pendant des annees?


    Une fonctionnalité, ce n'est pas du tout la même chose. C'est par exemple le bloquage des pop-up dans un navigateur. Si c'est la fonctionnalité qui est brevetée, alors il sera interdit de faire un navigateur qui bloque les pop-up sans autorisation,...
    Et c'est un probleme enorme. Cela ralentit l'innovation dans ce domaine, et cela serait totalement au detriment des utilisateurs.

    De plus, dis moi ou est le caractere innovant la-dedans? Tu as des messages qui s'affiche sur ton ecran. est-ce qu'il faut reelement sortir de polytechnique pour se dire "Ce serait bien si je pouvais les bloquer!" ?


    Bref, les brevets logiciels tels qui sont autorisés couvrent-ils à la fois les algorithmes et les fonctionnalités?
    Si j'ai bien compris, les algorithmes, c'est oui (art 5) et les fonctionnalites aussi (art 2a).


    Si c'est les algorithmes, ça ne change finalement pas grand chose, puisque le droit d'auteur les protégeait déja en partie.
    Grossiere erreur. Lit http://www.abul.org/article190.html,(...) et notamment la partie "Brevetabilité logicielle et droit d’auteur sont exclusifs".
    Les brevets sont tres differents du droit d'auteur. L'idee ne peut etre copiee. Alors que dans le droit d'auteur l'idee peut etre copiee, mais ce n'est pas pour ca que tu implementeras un solution plus efficace ou meilleure que celle deja existante.


    Si c'est les fonctionnalités, lesquelles pourrait correspondre au terme de "nouvelles"?
    C'est la le noeud du probleme. Et la je dois t'avouer que j'en ai marre d'essayer de comprendre ces foutus textes.


    Naïvement, (...), on pourrait penser que toutes les fonctionnalités existantes existent déja,par définition, et qu'aucune idée existante à ce jour ne pourrait être brevetée, ce qui laisse quand même beaucoup de marge pour les développeurs indépendants.
    Sauf que ce n'est pas du tout le cas aux US: regarde le brevet de Microsoft sur les bureaux virtuels (merci a ceux qui ont poste cette info).


    Dès qu'une nouvelle fonctionnalité sera imaginée, soit elle est immédiatement brevetée, soit elle ne l'est pas, et donc tout brevet postérieur ne pourra être validé (puisque la fonctionnalité n'est pas "nouvelle")
    Oui si tu peux prouver que tu as deja invente la chose.
    Et paf!! => il te faut un brevet.


    <i<Au logiciel libre d'innover dès maintenant, afin de restreindre le domaine des fonctions potentiellement brevetables dans l'avenir, non?

    Tout a fait d'accord si c'etait bien le cas de ton avant derniere phrase.
    Mais la non.
    Pour prouver ton anteriorite, rien ne vaut un brevet. Les PME ne disposent pas d'assez de tunes pour deposer tous les brevets qu'elles veulent, alors je ne te parle meme pas du cas du developpeur de logiciels libres (ah ben si parlons en!).
    De plus, en supposant qu'ils peuvent deposer des brevets (Ce qui reste possible mais cher), ces derniers n'ont pas des oreilles sur le monde pour verifier si leur brevet n'a pas ete redepose dans leur dos (puiske les offices de brevets ne font pas de recherche d'anteriorite).