En fait, le grand problème actuellement concernant l'ipv4 c'est la fragmentation des tables de routages. Effectivement, afin de savoir ou les informations doivent aller, il faut établir une table de routage. Mais plus il y a d'adresses, plus le routeur prend du temps, est pénalisé, a du mal etc.
En même temps, les capacités mémoire et processeur, à coût constant, des routeurs augmentent a priori beaucoup plus vite que le nombre de routes publiques sur l'Internet :
- la loi de Moore indique que le nombre de transistors sur une puce double tous les deux ans, ce qui se peut se retrouver intégralement en capacité mémoire et processeur
- quant au nombre de routes annoncées en BGP, c'est à ce que je me souviens du 10% d'augmentation par an
Par contre, ce qui fait mal, c'est l'augmentation du trafic BGP, pas directement lié au nombre de routes mais à l'augmentation du nombre de petits AS administrés de façon relativement désinvolte (par exemple une petite entreprise multi-homée dont les serveurs sont débranchés tous les jours par la femme de ménage qui a besoin d'une prise pour son aspirateur (*) ;-)). A cela il y a des parades, comme les mécanismes de désactivation temporaire des routes faisant trop de yoyo ("bagoter" comme on dit le milieu (tm)).
(*) Il y a un gag fameux de ce genre avec, dans le rôle des serveurs, un respirateur artificiel dans un hôpital. Le bilan se chiffre en dizaines de morts...
[^] # Re: Précisions
Posté par Antoine . En réponse à la dépêche L'ICANN valide IPv6. Évalué à 3.
En même temps, les capacités mémoire et processeur, à coût constant, des routeurs augmentent a priori beaucoup plus vite que le nombre de routes publiques sur l'Internet :
- la loi de Moore indique que le nombre de transistors sur une puce double tous les deux ans, ce qui se peut se retrouver intégralement en capacité mémoire et processeur
- quant au nombre de routes annoncées en BGP, c'est à ce que je me souviens du 10% d'augmentation par an
Par contre, ce qui fait mal, c'est l'augmentation du trafic BGP, pas directement lié au nombre de routes mais à l'augmentation du nombre de petits AS administrés de façon relativement désinvolte (par exemple une petite entreprise multi-homée dont les serveurs sont débranchés tous les jours par la femme de ménage qui a besoin d'une prise pour son aspirateur (*) ;-)). A cela il y a des parades, comme les mécanismes de désactivation temporaire des routes faisant trop de yoyo ("bagoter" comme on dit le milieu (tm)).
(*) Il y a un gag fameux de ce genre avec, dans le rôle des serveurs, un respirateur artificiel dans un hôpital. Le bilan se chiffre en dizaines de morts...