Il est en effet fort regrettable qu'un communiqué officiel d'un ministère utilise le mot "piraterie" (piratage ne figure pas dans mon dictionnaire Larousse - éd. 1992) en lieu et place des termes corrects de fraude et de contrefaçon.
Je note avec amusement que les États-Unis sont mentionnés alors même qu'il est démontré que les ventes de disques y sont bien en hausse (+10% sur le premier trimestre 2004 par rapport à 2003, confirmés sur le semestre), notamment depuis qu'Universal y a passé le prix du CD de 18ドル à 12ドル.
En effet, il apparaît assez clairement que les chiffres avancés par la RIAA concernent les commandes passées par les disquaires, qui elles ont effectivement baissé, mais non les ventes qui ont bel et bien monté (source SoundScan.) En gros les disquaires états-uniens ont moins de stock d'avance mais vendent plus.
Alors pourquoi ne pas baisser le prix du CD ici aussi ?
Ah !? La promo est chère !?
Mais pourtant, la promo est payée par l'artiste, pas par la maison de disque. En effet, un contrat type prévoit un abattement des royautés reversées à l'artiste en période de promo (1 mois avant et 5 mois après). Voire, la maison de disque retire des royautés le prix de l'espace pub au prix fort, alors qu'ayant de nombreux artistes, elle négocie l'achat d'espace en gros. Bref, les marges de profit atteignent 75%.
Sans parler des abattements sur les supports autres que le CD. Les artistes touchent moins sur un CD 'non copiable' (comme si ça pouvait exister), touchent moins sur un DVD, alors que les ventes de vidéo affichent une progression de +75,5% (source SNEP).
Il y a quelques temps, un artiste français (riche et célèbre) a préféré un contrat sans abattement pour une de ses productions en échange de quoi il payait sa promo lui-même. Il a donc du sortir plus de 3 200 000 de sa poche, mais s'est retrouvé largement gagnant au final. Certes, tout le monde n'a pas les moyens de faire ça et si la prod en question avait été un flop... ouyeouye !
Alors bon, il serait peut-être temps de jouer franc-jeu et d'arrêter les abus. Et pendant ce temps, même si elle n'a toujours pas retrouvé son cours à l'introduction, l'action Vivendi-Universal a pris +33% ces douze derniers mois... Garcimore dirait "pas mal."
# Irréaliste
Posté par Patrice Lazareff . En réponse à la dépêche Nouvelles autour de l'EUCD et de la lutte contre la contrefaçon. Évalué à 5.
Je note avec amusement que les États-Unis sont mentionnés alors même qu'il est démontré que les ventes de disques y sont bien en hausse (+10% sur le premier trimestre 2004 par rapport à 2003, confirmés sur le semestre), notamment depuis qu'Universal y a passé le prix du CD de 18ドル à 12ドル.
En effet, il apparaît assez clairement que les chiffres avancés par la RIAA concernent les commandes passées par les disquaires, qui elles ont effectivement baissé, mais non les ventes qui ont bel et bien monté (source SoundScan.) En gros les disquaires états-uniens ont moins de stock d'avance mais vendent plus.
Alors pourquoi ne pas baisser le prix du CD ici aussi ?
Ah !? La promo est chère !?
Mais pourtant, la promo est payée par l'artiste, pas par la maison de disque. En effet, un contrat type prévoit un abattement des royautés reversées à l'artiste en période de promo (1 mois avant et 5 mois après). Voire, la maison de disque retire des royautés le prix de l'espace pub au prix fort, alors qu'ayant de nombreux artistes, elle négocie l'achat d'espace en gros. Bref, les marges de profit atteignent 75%.
Sans parler des abattements sur les supports autres que le CD. Les artistes touchent moins sur un CD 'non copiable' (comme si ça pouvait exister), touchent moins sur un DVD, alors que les ventes de vidéo affichent une progression de +75,5% (source SNEP).
Il y a quelques temps, un artiste français (riche et célèbre) a préféré un contrat sans abattement pour une de ses productions en échange de quoi il payait sa promo lui-même. Il a donc du sortir plus de 3 200 000 de sa poche, mais s'est retrouvé largement gagnant au final. Certes, tout le monde n'a pas les moyens de faire ça et si la prod en question avait été un flop... ouyeouye !
Alors bon, il serait peut-être temps de jouer franc-jeu et d'arrêter les abus. Et pendant ce temps, même si elle n'a toujours pas retrouvé son cours à l'introduction, l'action Vivendi-Universal a pris +33% ces douze derniers mois... Garcimore dirait "pas mal."