• [^] # Re: Rien compris !

    Posté par . En réponse à la dépêche Mozilla, Mozilla, Mozilla. Évalué à 5.

    1- La GPL n'est pas adaptée aux oeuvres artistique. Si il semble y avoir consensus sur ce sujet, aucune licence ne fait vraiment autorité dans le domaine graphique.

    Il n'y a pas consensus. D'ailleurs il est trivial de l'utiliser si l'oeuvre existe sous forme numérique : il suffit de dire ce qui est le code source, et souvent il y en a un bien distinct du fichier final (samples de musique, calques de dessins, etc.) J'ai déjà vu ça plusieurs fois. Et si l'oeuvre peut être utilisée dans un logiciel, c'est parfait pour éviter des incompatibilités de copyleft.

    On trouve aussi des quantités d'exemples du coté des icones.

    Il y a quelques jours, à l'ENSEIRB, André Pascual, l'infofographiste bien connu, nous a expliqué pourquoi il n'aimait pas la licence Art Libre mais préférait Creative Commons car il ne voulait pas que son oeuvre soit estropiée et diffusée. Il nous a donné l'exemple suivant : «Imaginez La Joconde avec des moustaches et la signature de Léonard de Vinci». La réponse de Tangui Morlier de Copyleft Attitude a été l'occasion d'un échange de vues du plus grand intérêt.

    Mais sa remarque est hors-sujet : il ne veut pas que son oeuvre soit libre. Je ne crois pas que quiconque le lui reproche. Mais ceux qui veulent faire des oeuvres libres vont utiliser des licences libres. Si la Joconde était libre, le coup de la moustache serait possible et ce serait exactement le sens du mot libre. Le logiciel le fait déjà : un code développé à des fins pacifistes peut être réutilisé par des militaires à des fins guerrières, et donc trahir totalement son utilité première. Mais ne pas l'autoriser rendrait le code non libre, et il y a unanimité là-dessus.

    Je trouve que les choses sont pourtant simples : si on veut donner à peu près les mêmes droits que les siens aux utilisateurs, on fait du libre. Si on apporte des restrictions importantes, on ne fait plus du libre (bien qu'on puisse donner certaines libertés).

    Il me semble assez compréhensible que les artistes ne souhaitent pas faire du libre (qui implique possibilité de dérivés) bien qu'ils soient favorables à la libre diffusion. Ce ne sera pas des oeuvres libres. Ce n'est pas si grave, si c'est artistique ça n'a pas le coté critique ou le besoin de pérennité d'un logiciel utilitaire.