• [^] # Re: ET d'une autre réponse : l'UMP

    Posté par . En réponse à la dépêche Élections européennes et brevets logiciels. Évalué à 3.

    Ajoutons une réponse du responsable des relations publiques de l'UMP, contacté par Bruno Legrix. Pas de réponse claire au formulaire - donc pas mis en ligne ... - mais une réponse on ne peut plus claire. Je joins ci-dessous le commentaire qu'en fait l'auteur du mail (il s'agit d'une proposition de news de sa part).


    Cher Monsieur,

    Votre message nous est bien parvenu et nous vous en remercions.

    Nous avons bien noté vos questions concernant la directive relative à la
    brevetabilité des inventions mises en oeuvre par ordinateur.

    Nous ne pouvons répondre point par point à celles-ci mais le Conseil
    Compétitivité du 18 mai 2003 a abouti à un accord politique, voté par
    l'ensemble des grands pays européens, sur le projet de directive sur la
    brevetabilité des inventions mises en oeuvre par ordinateur. Des
    améliorations substantielles ont été apportées au texte au cours des débats,
    en particulier sur le champ de la brevetabilité et sur la notion de
    contribution technique. A l'issue d'un examen attentif, la France a levé ses
    réserves.

    En effet, l'adoption d'un cadre commun et clair était ncessaire.

    Bien que les règles actuelles précisent que les programmes d'ordinateur ne
    sont pas brevetables en tant que tels, les offices nationaux et européen des
    brevets délivrent environ 15% de leurs brevets pour des inventions mettant
    en oeuvre des programmes d'ordinateur.

    Marqué par de trop fortes incertitudes, le droit actuel n'est pas satisfaisant d'autant plus que les diffrents pays européens n'appliquent pas exactement
    les mêmes règles.

    Le texte adopté prend en compte des préoccupations majeures du Parlement
    européen.

    Les débats lors du Conseil du 18 mai ont permis de mieux définir le champ de
    la brevetabilité et la notion de contribution technique. Comme le prévoit
    déjà la convention sur le brevet européen (CBE), le texte du Conseil stipule
    sans ambiguïté que les méthodes, algorithmes, idées et programmes
    d'ordinateurs ne peuvent être brevetés en dehors d'une application technique
    identifiée.

    Par exemple, une invention qui utilise de façon nouvelle et non évidente un
    logiciel pour piloter le freinage d'une voiture peut être brevetée. A
    l'inverse, faute de caractère technique spécifique, un logiciel bureautique
    ou de traitement de données financières ne peut être revendiqué dans un
    brevet d'invention.

    Comme la France le souhaitait, une évaluation de l'impact de la directive,
    plus particulirement sur les PME et la communauté du logiciel libre, sera
    réalisée au bout de trois ans. Elle permettra, si nécessaire, d'opérer des
    ajustements.

    Une nouvelle étape du processus conduisant à l'adoption effective de cette
    directive va maintenant s'ouvrir : le Parlement europen sera amené à se
    prononcer sur le texte approuvé par le Conseil. Les députés franais de
    l'UMP, siégeant au groupe européen PPE, feront entendre leurs voix.

    Très cordialement.

    Le responsable des Relations Publiques


    (Je sais, le mail est long. Mais instructif. N'oubliez pas, pour ceux qui n'auraient pas déjà consulter le texte et les analyses qui en ont été faites, pour contre-balancer.)

    Bruno Legrix ajoute : « En gros, comme les offices des brevets acceptaient ces brevets, même s'ils n'avaient pas le droit, il fallait bien les autoriser. Ma réponse: si la majorité des gens roulent à 100 en ville complétement bourrés, on aura une loi qui nous l'autorise ! »

    No comment.