Et comment on fait dans le cas d'un logiciel suffisamment bien concu, pour lequel il n'y a pas de services a vendre ? Imaginons une boite qui fait des logiciels d'usage hyper repandu. Ca pourrait etre un navigateur, un client de messagerie, un logiciel d'astronomie, un editeur de texte ou autre chose. Il n'y a aucun service a vendre donc aucune facon de se faire de l'argent si on vend le logiciel sous licence libre. Le modele logiciel libre ici conduit l'auteur a se chercher un autre boulot. A cote, tu vends le meme logiciel en shareware et tu peux vivre de ton travail si ton logiciel a du succes.
Je trouve ca hypocrite de raisonner sur le cas specifique des super gros logiciels alors meme que la majorite des logiciels libres sont justement des petits logiciels pour lesquels le modele ne s'appliquerait pas. Prenons un exemple concret: GnomeMeeting est un super logiciel et j'aimerai bien que son auteur puisse passer du temps a le developper. Quel service il pourrait vendre dessus ? Il peut essayer de creer une dependance artificielle a un service global d'enregistrement des usagers sur lequel il se remunererait mais c'est vraiment creer artificiellement une depense et un besoin et c'est meme pas sur que ca marche.
Si on prend le cas de quelques developpeurs qui arrivent a vivre sponsorises sans passer par une distrib, je ne connais que les developpeurs de Quanta. Eric Laffont ne peut payer que des developpeurs de pays en developpement (pays de l'est, turquie) et encore, ceux-ci avouent qu'ils font de tres grosses concessions sur leur salaire et que ce travail ne leur assure aucune retraite ni securite sociale.
Donc arretez de vous voiler la face, le developpeur de logiciel libre qui peut vivre de son logiciel libre est un cas plus qu'exceptionnel. Ca doit representer moins d'un 10000e de la population de developpeurs.
[^] # Re: question existentiel....
Posté par Philippe F (site web personnel) . En réponse à la dépêche Linux est une "perte d'argent". Évalué à 5.
Je trouve ca hypocrite de raisonner sur le cas specifique des super gros logiciels alors meme que la majorite des logiciels libres sont justement des petits logiciels pour lesquels le modele ne s'appliquerait pas. Prenons un exemple concret: GnomeMeeting est un super logiciel et j'aimerai bien que son auteur puisse passer du temps a le developper. Quel service il pourrait vendre dessus ? Il peut essayer de creer une dependance artificielle a un service global d'enregistrement des usagers sur lequel il se remunererait mais c'est vraiment creer artificiellement une depense et un besoin et c'est meme pas sur que ca marche.
Si on prend le cas de quelques developpeurs qui arrivent a vivre sponsorises sans passer par une distrib, je ne connais que les developpeurs de Quanta. Eric Laffont ne peut payer que des developpeurs de pays en developpement (pays de l'est, turquie) et encore, ceux-ci avouent qu'ils font de tres grosses concessions sur leur salaire et que ce travail ne leur assure aucune retraite ni securite sociale.
Donc arretez de vous voiler la face, le developpeur de logiciel libre qui peut vivre de son logiciel libre est un cas plus qu'exceptionnel. Ca doit representer moins d'un 10000e de la population de developpeurs.