• [^] # Re: lobbying

    Posté par . En réponse à la dépêche Un Mur du Son contre le Mur des lois liberticides. Évalué à 5.

    Ton analyse est, hélas, globalement exacte, mais il faut faire attention à ne pas sombrer non plus dans le "tous les mêmes". Si le PS ne fait rien pour s'opposer à l'ultralibéralisme, s'il a privatisé autant que la droite, n'a pas élevé sa voix contre l'orientation libérale de l'Europe actuelle, a même appelé à voter "oui" à Maastricht et soutien désormais une Constitution qui clame comme principe fondateur "l'Europe est un marché unique où la concurrence est libre et non faussée" (il faudra qu'on m'explique comment on peut oser affirmer "et maintenant, l'Europe sociale" tout en soutenant une Constitution ultra-libérale[1], militariste[2], et non révisable[3]), il ne faut pas non plus nier les avancées sociales que le PS a poussées ou soutenues, même après la courte période où il a vraiment gouverné à gauche (1981).

    Le RMI, puis sous Jopsin la CMU, le PACS, la baisse d'un point de la TVA (par rapport à la droite qui préfère baisser les tranches supérieures de l'impôt sur le revenu et l'ISF)... sont des avancées sociales non négligeables, même si largement insuffisante. De même, au niveau local, en Ile-de-France par exemple, le PS a soutenu la proposition du PCF de créer la carte "Imagine R" qui permet aux étudiants de ne payer que la moitié (en gros) de l'abonnement aux transports en commun, autre mesure importante (même si le PCF demande la gratuité pour les étudiants et les chômeurs). Certaines villes PS, comme la ville de Paris, sont allées jusqu'à se déclarer hors-AGCS (c'est plus symbolique qu'autre chose, mais c'est important tout de même).

    Ça me fait bizarre de me retrouver à défendre le PS, avec tout ce que je leur reproche, mais on ne peut non plus dire que c'est la même chose que l'UMP.

    [1] "l'Europe est un marché unique où la concurrence est libre et non faussée" dés l'article I-3, suivi par la troisième partie qui reprend, et donne valeur constitutionnelle, à tous les traités ultra-libéraux.

    [2] article I-40, "les Etats membres s'engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires", qui rend donc toute démilitarisation, et même tout traité de désarmement, anticonstitutionnels

    [3] article IV-7, "les amendements entreront en vigueur après avoir été ratifiés par tous les Etats membres conformément à leurs règles constitutionnelles respectives": elle ne peut être révisée que par l'unanimité des 25, autrement dit, il suffit d'un seul pays sur les 25 désirant rester dans une optique ultra-libérale pour que les 24 autres y soient contraints