Ce qui me gêne ici c'est que si quelqu'un découvre un super moyen révolutionnaire de compresser de la vidéo, ou de faire communiquer deux processus par exemple, il ne pourra pas le faire breveter.
Ben oui.. mais comme je dit, quelque soit la solution, il y aura des "perdants". Sans brevets, on peut effectivement penser à des innovations qui ne pourront pas être protégées, alors que bon, elles ont peut être nécessité énormement de travail et qu'on pourrait dire que ce serait assez "juste" de leur octroyer un brevet. Avec brevets, il ne faut pas se leurrer, il y aura forcément des "bavures" (brevets triviaux). Donc il faut faire un choix. Selon moi, le cas #1 (trucs révolutionnaire) est infiniment moins présent que le cas #2 (trucs bateaux), donc le meilleur compromis est encore de ne pas avoir de brevets.
Maintenant, de toute façon, je ne crois pas trop au truc "révolutionnaire" -- c'est excessivement rare, si ça existe. La très grande majorité des innovations en informatique est simplement une série d'améliorations incrémentales. Par exemple, la programmation orientée objet avec SmallTalk, est révolutionnaire. Cependant, ce n'est pas sorti ex nihilo du cerveau d'Alan Kay -- il s'est inspiré de Simula, Lisp, SketchPad...
En fait ce qui me gène le plus dans les brevets logiciels, c'est leur période de protection. Honnêtement, avec un brevet sur 3-4 ans, le principe me ferait toujours suer, mais bon ce serait raisonnable en terme de durée au moins. Mais 20 ans !! c'est complètement disproportionné.
Bien sûr, si l'idée n'est pas triviale, je pense qu'il faut au concurrents 2-3 ans au moins pour "rattraper" le premier qui a eu l'idée. Il y a une prime à l'innovation en informatique si on est le premier, et selon moi ça suffit largement; les brevets ne servent strictement à rien si ce n'est à assurer un monopole artificiel pour le 17-18 ans suivants.
Imagine que le XeroxParc ait breveté SmallTalk et l'OOP... on aurait attendu 20 ans pour faire évoluer les concepts OOP et on programmerait tous en SmallTalk ! hm... bon... ok là c'est un exemple foireux :-) SmallTalk étant _encore_ bien supérieur à une palanquée de langages ;-)
L'exclusion des math est exactement la même que celle des logiciels : les maths ne sont pas brevetables en elles-même mais il est tout à fait possible de faire un brevet utilisant un nouveau procédé mathématique.
Ce qui ne me paraît pas bien normal non plus... toujours cette histoire d'effet technique foireux...
[^] # Re: Voila pour europe 1.
Posté par Nicolas Roard . En réponse à la dépêche Le Conseil européen valide les brevets logiciels. Évalué à 2.
Ben oui.. mais comme je dit, quelque soit la solution, il y aura des "perdants". Sans brevets, on peut effectivement penser à des innovations qui ne pourront pas être protégées, alors que bon, elles ont peut être nécessité énormement de travail et qu'on pourrait dire que ce serait assez "juste" de leur octroyer un brevet. Avec brevets, il ne faut pas se leurrer, il y aura forcément des "bavures" (brevets triviaux). Donc il faut faire un choix. Selon moi, le cas #1 (trucs révolutionnaire) est infiniment moins présent que le cas #2 (trucs bateaux), donc le meilleur compromis est encore de ne pas avoir de brevets.
Maintenant, de toute façon, je ne crois pas trop au truc "révolutionnaire" -- c'est excessivement rare, si ça existe. La très grande majorité des innovations en informatique est simplement une série d'améliorations incrémentales. Par exemple, la programmation orientée objet avec SmallTalk, est révolutionnaire. Cependant, ce n'est pas sorti ex nihilo du cerveau d'Alan Kay -- il s'est inspiré de Simula, Lisp, SketchPad...
En fait ce qui me gène le plus dans les brevets logiciels, c'est leur période de protection. Honnêtement, avec un brevet sur 3-4 ans, le principe me ferait toujours suer, mais bon ce serait raisonnable en terme de durée au moins. Mais 20 ans !! c'est complètement disproportionné.
Bien sûr, si l'idée n'est pas triviale, je pense qu'il faut au concurrents 2-3 ans au moins pour "rattraper" le premier qui a eu l'idée. Il y a une prime à l'innovation en informatique si on est le premier, et selon moi ça suffit largement; les brevets ne servent strictement à rien si ce n'est à assurer un monopole artificiel pour le 17-18 ans suivants.
Imagine que le XeroxParc ait breveté SmallTalk et l'OOP... on aurait attendu 20 ans pour faire évoluer les concepts OOP et on programmerait tous en SmallTalk ! hm... bon... ok là c'est un exemple foireux :-) SmallTalk étant _encore_ bien supérieur à une palanquée de langages ;-)
L'exclusion des math est exactement la même que celle des logiciels : les maths ne sont pas brevetables en elles-même mais il est tout à fait possible de faire un brevet utilisant un nouveau procédé mathématique.
Ce qui ne me paraît pas bien normal non plus... toujours cette histoire d'effet technique foireux...