> Breveter les médicaments c'est s'assurer un monopole. Ça n'a rien à voir avec le libéralisme.
Le libéralisme se fonde sur la propriété privé enforçable. Y compris la propriété privée de choses immatérielles, que ce soit via le droit d'auteur et/ou les brevets. La propriété privé et les contrats sont les deux fondations du libéralisme.
La seule raison d'être de la "production" de connaissances dans le libéralisme c'est de pouvoir les vendre après, donc, droit d'auteur pour les oeuvres auxquels ça s'applique (logiciel, films, livres, musiques) et brevets pour les "inventions".
Dans un modèle libéral, sans brevets, il n'y a en effet plus de recherche en médicaments. Qui ferait de la recherche si ça ne lui donnait pas un monopole sur la production du médicament ensuite ? Seule la recherche publique, financée par la communauté, peut s'affranchir durablement du phénomène de brevets - contrairement aux brevets logiciels qui concernent des idées simples et peu coûteuses à rechercher, les brevets sur le médicament concernent des molécules qui coûtent cher en équipement et en expérimentations.
Et que l'on ne me dise pas que "l'État n'a pas d'agent", puisque dans les pays où il y a une assurance maladie publique correcte, les brevets sur les médicaments sont en définitive payés par... la caisse d'assurance maladie, c'est à dire par la communauté, mais, au lieu de ne payer que le coût de la recherche (équipements, matériaux, salaires des chercheurs, ...) on paye _aussi_ les profits des actionnaires et PDG des trusts pharmaceutiques. Remplacer la recherche privée + brevets + assurance maladie par de la recherche publique coûterait _moins_ cher pour l'assurance maladie, et éliminerait tous les problèmes vis à vis du Tiers Monde.
Après, pour le logiciel, vu qu'il existe déjà le droit d'auteur, et que les brevets constituent plus une atteinte à la libre concurrence qu'une véritable défense de la propriété privé d'idées, je ne pense pas que le libéralisme soit intrinsèquement pour ou contre, ça dépend des interprétations.
[^] # Re: Digression sur le libéralisme
Posté par Gaël Le Mignot . En réponse à la dépêche Le Conseil de l'UE s'apprête à balayer le vote du Parlement sans discussion. Évalué à 7.
Le libéralisme se fonde sur la propriété privé enforçable. Y compris la propriété privée de choses immatérielles, que ce soit via le droit d'auteur et/ou les brevets. La propriété privé et les contrats sont les deux fondations du libéralisme.
La seule raison d'être de la "production" de connaissances dans le libéralisme c'est de pouvoir les vendre après, donc, droit d'auteur pour les oeuvres auxquels ça s'applique (logiciel, films, livres, musiques) et brevets pour les "inventions".
Dans un modèle libéral, sans brevets, il n'y a en effet plus de recherche en médicaments. Qui ferait de la recherche si ça ne lui donnait pas un monopole sur la production du médicament ensuite ? Seule la recherche publique, financée par la communauté, peut s'affranchir durablement du phénomène de brevets - contrairement aux brevets logiciels qui concernent des idées simples et peu coûteuses à rechercher, les brevets sur le médicament concernent des molécules qui coûtent cher en équipement et en expérimentations.
Et que l'on ne me dise pas que "l'État n'a pas d'agent", puisque dans les pays où il y a une assurance maladie publique correcte, les brevets sur les médicaments sont en définitive payés par... la caisse d'assurance maladie, c'est à dire par la communauté, mais, au lieu de ne payer que le coût de la recherche (équipements, matériaux, salaires des chercheurs, ...) on paye _aussi_ les profits des actionnaires et PDG des trusts pharmaceutiques. Remplacer la recherche privée + brevets + assurance maladie par de la recherche publique coûterait _moins_ cher pour l'assurance maladie, et éliminerait tous les problèmes vis à vis du Tiers Monde.
Après, pour le logiciel, vu qu'il existe déjà le droit d'auteur, et que les brevets constituent plus une atteinte à la libre concurrence qu'une véritable défense de la propriété privé d'idées, je ne pense pas que le libéralisme soit intrinsèquement pour ou contre, ça dépend des interprétations.