Moi, ce qui me fait peur dans les brevets logiciels, c'est de développer un programme qui, sans que je le sache, utilise une fonctionnalité breveté.
Honnètement, je ne pense pas que ce soit un argument. C'est déjà le cas pour tous les pans de l'industrie où les brevets s'appliquent et ça ne pose de problème à personne. En fait, cet aspect là se traduit juste par : on élève la quantité de moyens nécessaires à la production de logiciels, ce à quoi la plupart des gens répondent : et alors ?
A mon avis, le vrai problème est vraiment que le brevet sur le logiciel est une manière détournée de protéger les idées (pour les raisons expliquées au dessus), le code (la réalisation) étant déjà protégé par les droits d'auteurs.
Pour moi, les problèmes sur la protection des idées sont :
- elles sont moins nombreuses que les moyens de les mettre en oeuvre. Il existe une infinité de moyens pour gérer un environnement graphique, mais il n'y à qu'une seule idée qui couvre "l'interfaçage d'un système d'exploitation à l'aide d'objets graphiques". Permettre un monopole sur cette idée limite fortement le nombre de gens pouvant la développer et donc freine sévèrement l'innovation (en terme de probabilités du moins).
- il n'existe pas de réalisation basée _que_ sur des idées originales. Tous les programmes ne sont que des améliorations d'un programme existant. Pour les plus originaux, ils ne sont qu'un réarrangement de concepts déjà existants. Je ne crois pas qu'il existe un programme qui ne repose _que_ sur des idées ou concepts nouveaux : 99% des concepts manipulés dans un programme ne sont pas inventés par le concepteur du programme.
L'autre zouave de bolkentstein (ou un truc comme ça) a dit : le brevet couvre le logiciel dans son ensemble, ce qui fait que ses briques de bases ne sont pas couvertes par le brevet. Je m'etonne que personne ne lui ait demandé : et si les briques de base sont brévetées ?
[^] # Re: Le problème, c'est le rique encouru par la communauté du libre......
Posté par Toufou (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le Conseil de l'UE s'apprête à balayer le vote du Parlement sans discussion. Évalué à 6.
Honnètement, je ne pense pas que ce soit un argument. C'est déjà le cas pour tous les pans de l'industrie où les brevets s'appliquent et ça ne pose de problème à personne. En fait, cet aspect là se traduit juste par : on élève la quantité de moyens nécessaires à la production de logiciels, ce à quoi la plupart des gens répondent : et alors ?
A mon avis, le vrai problème est vraiment que le brevet sur le logiciel est une manière détournée de protéger les idées (pour les raisons expliquées au dessus), le code (la réalisation) étant déjà protégé par les droits d'auteurs.
Pour moi, les problèmes sur la protection des idées sont :
- elles sont moins nombreuses que les moyens de les mettre en oeuvre. Il existe une infinité de moyens pour gérer un environnement graphique, mais il n'y à qu'une seule idée qui couvre "l'interfaçage d'un système d'exploitation à l'aide d'objets graphiques". Permettre un monopole sur cette idée limite fortement le nombre de gens pouvant la développer et donc freine sévèrement l'innovation (en terme de probabilités du moins).
- il n'existe pas de réalisation basée _que_ sur des idées originales. Tous les programmes ne sont que des améliorations d'un programme existant. Pour les plus originaux, ils ne sont qu'un réarrangement de concepts déjà existants. Je ne crois pas qu'il existe un programme qui ne repose _que_ sur des idées ou concepts nouveaux : 99% des concepts manipulés dans un programme ne sont pas inventés par le concepteur du programme.
L'autre zouave de bolkentstein (ou un truc comme ça) a dit : le brevet couvre le logiciel dans son ensemble, ce qui fait que ses briques de bases ne sont pas couvertes par le brevet. Je m'etonne que personne ne lui ait demandé : et si les briques de base sont brévetées ?