En effet, on a tendance à laisser de plus en plus de pans de la vie sous le contrôle des "marchés", donc, sous le contrôle de ceux qui ont le pouvoir économique - et dans un système libéral, la richesse matérielle implique le pouvoir économique, via le biais des actions.
C'est une dérive très dangereuse, car dans les faits, on passe de la démocratie (contrôle de ces pans de la vie par un gouvernement élu par le peuple), même imparfaite, à une forme de ploutocratie, où les personnes les plus riches ont plus de pouvoir que les personnes les plus pauvres (dans un CA, les voix sont proportionnels à la part d'actions possédées, donc dépendent de la richesse du votant).
C'est pourquoi, même si le libéralisme est un système économique et la démocratie un système politique, les deux sont bien souvent en opposition: tout ce qui est laissé au "marché libre" échappe à la démocratie.
Voilà aussi pourquoi il est dangereux de laisser des pans entiers de notre société (énergie, transports, éducation, santé, ...) quitter la sphère démocratique, même imparfaite, de notre République pour devenir un "marché" comme un autre.
[^] # Re: sur phrase d'intro ...
Posté par Gaël Le Mignot . En réponse à la dépêche Le Conseil de l'UE s'apprête à balayer le vote du Parlement sans discussion. Évalué à 2.
C'est une dérive très dangereuse, car dans les faits, on passe de la démocratie (contrôle de ces pans de la vie par un gouvernement élu par le peuple), même imparfaite, à une forme de ploutocratie, où les personnes les plus riches ont plus de pouvoir que les personnes les plus pauvres (dans un CA, les voix sont proportionnels à la part d'actions possédées, donc dépendent de la richesse du votant).
C'est pourquoi, même si le libéralisme est un système économique et la démocratie un système politique, les deux sont bien souvent en opposition: tout ce qui est laissé au "marché libre" échappe à la démocratie.
Voilà aussi pourquoi il est dangereux de laisser des pans entiers de notre société (énergie, transports, éducation, santé, ...) quitter la sphère démocratique, même imparfaite, de notre République pour devenir un "marché" comme un autre.