> Tu fais beaucoup de remise en question des affirmations
Pour le "préconise la spécialisation des pays", c'est faux. Ça peut-être une conséquence. Prend l'Inde par exemple. Grace à la libéralisation elle fait de l'informatique. Si on avait bouclé les frontières pour éviter les délocalisations, cela serait-il posiible ? Je ne crois pas. La chine se diversifie aussi dans beaucoup de domaine.
Le libéralisme, c'est comme beaucoup de choses : des fois c'est bien, des fois c'est pas bien.
Exemple de côté bien et côté mal du libéralisme :
- délocalisation : C'est mal, ça fait des chômeurs dans les pays riches.
- délocalisation : C'est bien, ça fait des entrées d'argent pour les pays pauvres qui finalement achetent des trucs aux pays riches.
- compétition : spécialisation des pays (conséquence de la compétition), il faut avoir des domaines d'excellences.
- compétition : pas de protectionnisme (le libéralisme est contre les brevets) donc tout le monde peut rentrer dans le "bal" des affaires.
- évolution rapide : c'est mal car il faut toujours s'adapter.
- évolution rapide : c'est bien car ça donne des opportunités.
- non-social : c'est mal, c'est nul.
- non-social : la situation est claire, le politique doit prendre ça en charge.
etc...
Ce qui m'énerve c'est que le libéralisme est la tête de turc de tous les maux de la planète. Demandes à l'Espagne ou au Portugal s'il regrette d'être entré dans l'espace économique Européen bien libérale. Ben je crois qu'ils sont plutot content et nous aussi. Seraient-ils plus heureux sans l'Europe ? Possible, j'en sais rien. Par contre d'autres t'affirment que tous les maux de la planète viennent du libéralisme.
Ce qu'il faut dénoncer (liste non-exaustive et pifométrique) :
- les protectionnismes de toute sorte uniquement justifier pour protéger une entreprise. Qu'un état veuille avoir le monopole de *son* électricité, de *sa* poste, etc, c'est sans problème pour moi. Si son électricité est aussi vendu ailleur, c'est beaucoup plus discutable.
- la dette de certains pays pauvres qui est abominable.
- le manque de politique. La compétition pronée par le libéralisme pousse parfois au nivellement par le bas dans le domaine social. Que les politiques des différents pays se concertent pour fixer un minimum social alors. Que les gens manifestent et demandent plus de politque social (genre je vote plutôt à gauche et pas à droite pour payer moins d'impôt). Pour moi c'est très claire, plus il y a de libéralisme plus il faut une puissance publique forte (santé, recherche, couverture sociale, formation, etc). Ce n'est pas une exigence du libéralisme. C'est nécessaire à une société "moderne".
- certaines politiques étrangères visant à écraser les pays pauvres pour qu'il ne soit pas de futurs concurrents ou à piller leur propre richesse (genre guerre contre l'Irak).
- etc.
Le dernier forum social mondial était assez marrant. Les alter-mondialistes critiquaient la différence de niveau de vie entre les nouveaux informaticiens dû l'ouverture du marché et le "bas" peuple. Mais le constat est là : sans l'ouverture des marchés, il n'y aurait que le bas peuple. Certe, tu peux rétorquer que si l'Inde est pauvre c'est peut-être aussi à cause de la mondialisation. Je te l'accorde.
Il y a quoi comme "truc" mieux que le libéralisme pour les échanges économiques entre pays ?
Ben rien. Pas de propositions solides.
Je ne demande pas que le libéralisme. Le libéralisme est globalement bon mais il faut une puissance publique forte pour tenir compte des "effets secondaires". Donc des impôts et pourquoi pas la taxe Tobin. Avec l'OMC, c'est possible si nos politiques sont moins nombrilistes et s'entendent avec les autres pays.
[^] # Re: sur le libéralisme
Posté par 007 . En réponse à la dépêche Le Conseil de l'UE s'apprête à balayer le vote du Parlement sans discussion. Évalué à 1.
Pour le "préconise la spécialisation des pays", c'est faux. Ça peut-être une conséquence. Prend l'Inde par exemple. Grace à la libéralisation elle fait de l'informatique. Si on avait bouclé les frontières pour éviter les délocalisations, cela serait-il posiible ? Je ne crois pas. La chine se diversifie aussi dans beaucoup de domaine.
Le libéralisme, c'est comme beaucoup de choses : des fois c'est bien, des fois c'est pas bien.
Exemple de côté bien et côté mal du libéralisme :
- délocalisation : C'est mal, ça fait des chômeurs dans les pays riches.
- délocalisation : C'est bien, ça fait des entrées d'argent pour les pays pauvres qui finalement achetent des trucs aux pays riches.
- compétition : spécialisation des pays (conséquence de la compétition), il faut avoir des domaines d'excellences.
- compétition : pas de protectionnisme (le libéralisme est contre les brevets) donc tout le monde peut rentrer dans le "bal" des affaires.
- évolution rapide : c'est mal car il faut toujours s'adapter.
- évolution rapide : c'est bien car ça donne des opportunités.
- non-social : c'est mal, c'est nul.
- non-social : la situation est claire, le politique doit prendre ça en charge.
etc...
Ce qui m'énerve c'est que le libéralisme est la tête de turc de tous les maux de la planète. Demandes à l'Espagne ou au Portugal s'il regrette d'être entré dans l'espace économique Européen bien libérale. Ben je crois qu'ils sont plutot content et nous aussi. Seraient-ils plus heureux sans l'Europe ? Possible, j'en sais rien. Par contre d'autres t'affirment que tous les maux de la planète viennent du libéralisme.
Ce qu'il faut dénoncer (liste non-exaustive et pifométrique) :
- les protectionnismes de toute sorte uniquement justifier pour protéger une entreprise. Qu'un état veuille avoir le monopole de *son* électricité, de *sa* poste, etc, c'est sans problème pour moi. Si son électricité est aussi vendu ailleur, c'est beaucoup plus discutable.
- la dette de certains pays pauvres qui est abominable.
- le manque de politique. La compétition pronée par le libéralisme pousse parfois au nivellement par le bas dans le domaine social. Que les politiques des différents pays se concertent pour fixer un minimum social alors. Que les gens manifestent et demandent plus de politque social (genre je vote plutôt à gauche et pas à droite pour payer moins d'impôt). Pour moi c'est très claire, plus il y a de libéralisme plus il faut une puissance publique forte (santé, recherche, couverture sociale, formation, etc). Ce n'est pas une exigence du libéralisme. C'est nécessaire à une société "moderne".
- certaines politiques étrangères visant à écraser les pays pauvres pour qu'il ne soit pas de futurs concurrents ou à piller leur propre richesse (genre guerre contre l'Irak).
- etc.
Le dernier forum social mondial était assez marrant. Les alter-mondialistes critiquaient la différence de niveau de vie entre les nouveaux informaticiens dû l'ouverture du marché et le "bas" peuple. Mais le constat est là : sans l'ouverture des marchés, il n'y aurait que le bas peuple. Certe, tu peux rétorquer que si l'Inde est pauvre c'est peut-être aussi à cause de la mondialisation. Je te l'accorde.
Il y a quoi comme "truc" mieux que le libéralisme pour les échanges économiques entre pays ?
Ben rien. Pas de propositions solides.
Je ne demande pas que le libéralisme. Le libéralisme est globalement bon mais il faut une puissance publique forte pour tenir compte des "effets secondaires". Donc des impôts et pourquoi pas la taxe Tobin. Avec l'OMC, c'est possible si nos politiques sont moins nombrilistes et s'entendent avec les autres pays.