Ce n'est pas exactement ce que je dis. Je dis que démocratie et libéralisme ça n'a rien à voir. Une dictature (sencure des journaux, etc...) peut avoir une économie libérale.
> notre existence est conditionnée par les deux.
Oui.
> Que serait un monde où on serait totalement libre, mais où vouloir gagner de quoi manger impliquerait un travail d'esclave
Le libéralisme, ce n'est pas ça. C'est l'ouverture des marchés. Si tu as un service ou une compétence rare, tu t'en mets plein les poches. Si t'es de l'autre côté de l'échelle, c'est dure.
> Si tu considères l'utopie libérale, je ne suis pas sûr qu'elle soit parfaite, mais la question est déjà de savoir si elle serait possible.
Ça doit être possible, mais je n'en veux pas :-)
Je précise. Le libéralisme comme objectif en soit, j'en veux pas.
> dans la mesure où ce ne serait jamais qu'un anarchisme économique.
Par forcément. Le libéralisme c'est l'égalité (dans le sens "pas de monopole" et non dans le sens "égalité des hommes"). Pour assurer cette égalité, il faut des règles. C'est ce que fait aussi UE (pas exemple en donnant une amende (trop légère) à MS pour abus de monopole, en examinant les fusions qui pourrait aboutir à un monopole, etc). Accèpter les brevets est une aberration lorsqu'on prétent lutter contre les monopoles.
> Quoiqu'il en soit, cela n'a rien à voir avec le libéralisme (ultra-libéralisme) qu'on nous sert actuellement, qui est bien celui où les médicaments contre le SIDA sont brevetés...
Pourquoi parler d'ultra-libéralisme si ça n'a rien à voir avec le libéralisme ? Breveter les médicaments c'est s'assurer un monopole. Ça n'a rien à voir avec le libéralisme. C'est du protectionnisme. Combiné avec le capitalisme, c'est dévastateur. Il faut bien distinguer le capitalisme ou le libéralisme. Il y a quelques cas de protectionnisme pour des raisons sociales qui sont respectables. Mais c'est généralement rare.
C'est là qu'on voit toute l'ambiguïté du marché mondial qui se dessine. Il est libérale mais en même temps il y a tromperie. Globalement tout le monde veut du libéralisme car c'est une bonne idée mais les brevets, les "coalitions" qui peuvent former des monopoles, les semences (qui ne donnent pas de semences) et qui sont brevetés, etc cassent cette bonne idée.
On finit avec la situation d'un marché ouvert, accessible (type libéral) mais avec plein de monopoles et cette accessibilité est du pain béni pour ces monopoles. Ce que veulent ces monopoles, c'est plus l'ouverture de marchés, donc plus de libéralisme, mais sans toucher à leurs protections qui garantit leur monopole (brevets, etc). En gros c'est "plus de libéralisme pour les autres mais pas pour moi". C'est aberrant.
> Tout le jeu consiste donc pour les sociétés intermédiaires à capter le maximum du flux, de façon à enrichir l'habitant du pays pauvre le moins possible.
Si tu prends le problème des fournisseur de café (par exemple), le problème est l'absence de libéralisme. Les acheteurs s'entendent entre eux et fixent les prix. En résumé, un groupe d'acheteur s'entend pour former un monopole (c'est pas du libéralisme) et en profiter.
Pour contre balancer mon blabla pro-libérale, le libéralisme doit être appliqué avec des règles précises et c'est aux politiques de définir ces règles pour le bien de tout le monde. Actuellement on a l'impressions que ce sont les grosses entreprises qui fixe les règles.
Le plus de libéralisme doit être accompagné une politique sociale forte (par définition, le libéralisme en a rien à foutre du social).
[^] # Re: Digression sur le libéralisme
Posté par 007 . En réponse à la dépêche Le Conseil de l'UE s'apprête à balayer le vote du Parlement sans discussion. Évalué à 7.
Ce n'est pas exactement ce que je dis. Je dis que démocratie et libéralisme ça n'a rien à voir. Une dictature (sencure des journaux, etc...) peut avoir une économie libérale.
> notre existence est conditionnée par les deux.
Oui.
> Que serait un monde où on serait totalement libre, mais où vouloir gagner de quoi manger impliquerait un travail d'esclave
Le libéralisme, ce n'est pas ça. C'est l'ouverture des marchés. Si tu as un service ou une compétence rare, tu t'en mets plein les poches. Si t'es de l'autre côté de l'échelle, c'est dure.
> Si tu considères l'utopie libérale, je ne suis pas sûr qu'elle soit parfaite, mais la question est déjà de savoir si elle serait possible.
Ça doit être possible, mais je n'en veux pas :-)
Je précise. Le libéralisme comme objectif en soit, j'en veux pas.
> dans la mesure où ce ne serait jamais qu'un anarchisme économique.
Par forcément. Le libéralisme c'est l'égalité (dans le sens "pas de monopole" et non dans le sens "égalité des hommes"). Pour assurer cette égalité, il faut des règles. C'est ce que fait aussi UE (pas exemple en donnant une amende (trop légère) à MS pour abus de monopole, en examinant les fusions qui pourrait aboutir à un monopole, etc). Accèpter les brevets est une aberration lorsqu'on prétent lutter contre les monopoles.
> Quoiqu'il en soit, cela n'a rien à voir avec le libéralisme (ultra-libéralisme) qu'on nous sert actuellement, qui est bien celui où les médicaments contre le SIDA sont brevetés...
Pourquoi parler d'ultra-libéralisme si ça n'a rien à voir avec le libéralisme ? Breveter les médicaments c'est s'assurer un monopole. Ça n'a rien à voir avec le libéralisme. C'est du protectionnisme. Combiné avec le capitalisme, c'est dévastateur. Il faut bien distinguer le capitalisme ou le libéralisme. Il y a quelques cas de protectionnisme pour des raisons sociales qui sont respectables. Mais c'est généralement rare.
C'est là qu'on voit toute l'ambiguïté du marché mondial qui se dessine. Il est libérale mais en même temps il y a tromperie. Globalement tout le monde veut du libéralisme car c'est une bonne idée mais les brevets, les "coalitions" qui peuvent former des monopoles, les semences (qui ne donnent pas de semences) et qui sont brevetés, etc cassent cette bonne idée.
On finit avec la situation d'un marché ouvert, accessible (type libéral) mais avec plein de monopoles et cette accessibilité est du pain béni pour ces monopoles. Ce que veulent ces monopoles, c'est plus l'ouverture de marchés, donc plus de libéralisme, mais sans toucher à leurs protections qui garantit leur monopole (brevets, etc). En gros c'est "plus de libéralisme pour les autres mais pas pour moi". C'est aberrant.
> Tout le jeu consiste donc pour les sociétés intermédiaires à capter le maximum du flux, de façon à enrichir l'habitant du pays pauvre le moins possible.
Si tu prends le problème des fournisseur de café (par exemple), le problème est l'absence de libéralisme. Les acheteurs s'entendent entre eux et fixent les prix. En résumé, un groupe d'acheteur s'entend pour former un monopole (c'est pas du libéralisme) et en profiter.
Pour contre balancer mon blabla pro-libérale, le libéralisme doit être appliqué avec des règles précises et c'est aux politiques de définir ces règles pour le bien de tout le monde. Actuellement on a l'impressions que ce sont les grosses entreprises qui fixe les règles.
Le plus de libéralisme doit être accompagné une politique sociale forte (par définition, le libéralisme en a rien à foutre du social).