Le papier est subjectif, c'est presque obligatoire. Il donne son "feeling" sur la communauté.
Il donne plus qu'un simple feeling personnel, en tout cas il n'est pas présenté comme tel, et c'est bien pour ça que je pense qu'il ne peut pas se passer d'argumentation.
Le passage sur l'april, évoquant la trahison envers envers tuxfamily, bah en l'absence d'un rappel de faits j'appelle ça du FUD, pas un feeling. Je ne connais pas l'affaire, j'aurai bien aimé qu'il la raconte parceque l'accusation qu'il porte est grave, mais non, il se contente d'évoquer vaguement. Je trouve ça grave, ça porte un nom : diffamation.
Le passage sur les geek obtus qui font fuir les newbies, ça n'est pas non plus une reflexion personnelle : l'auteur n'est pas un newbie qui a fuit. Là le seul fait tangible c'est que des newbies sous linux, il y en a de plus en plus, et que c'est bien parcequ'ils ont trouvés des réponses à leur question, la plupart grâce au support que leur apporte la communauté. C'est en contradiction flagrante avec ce qu'avance l'auteur, mais ça ne le dérange pas outre mesure pour utiliser un ton digne de ces analyses des grands cabinets de consulting qui nous racontent régulièrement pourquoi le libre ça ne marchera pas. Bref, faudrait se décider : soit on utilise un mode explicitement subjectif et on a le droit de ne présenter que partiellement les choses comme on les a perçues, soit on prétend faire un état des lieux général (et c'est ça son choix), mais alors là on n'a pas le droit de passer sous silence des faits qu'on connait très bien pour tirer l'analyse dans son sens. Insister autant sur la mauvaise volonté de certains et s'arrêter là pour conclure, mais omettre que ce qu'on appelle de ses vux (le "discours clair et proche des gens") existe au moins autant, c'est de la mauvaise foi intellectuelle, pas du "feeling".
Et comment parler d'un simple feeling quand on lit des phrases telles que : «Cet article n'a pas pour but de pouvoir proposer une solution viable, juste d'exposer un problème qui prend place au sein de notre communauté depuis trop longtemps.» Ce ton péremptoire est présent tout du long, moi j'appelle ça une démonstration par intimidation : on ne justifie rien en détail, mais on assène avec des formulation très générales jusqu'à faire passer le tout pour des évidences.
Bref, mince, ce serait trop facile après avoir tenu des propos à la limite de l'insulte (les geeks sont des indésirables parcequ'ils présentent mal, les gens de l'april sont bouchés et inutiles, etc.) de se réfugier derrière un "bah ouais c'est mon feeling, j'ai pas à le justifier...". On peut pas tout se permettre comme ça dans une tribune publique, c'est manquer à la fois de rigueur intellectuelle et de savoir vivre.
[^] # Re: LinuxFrench remet en cause quelques associations du libre
Posté par tgl . En réponse à la dépêche LinuxFrench remet en cause quelques associations du libre. Évalué à 2.
Il donne plus qu'un simple feeling personnel, en tout cas il n'est pas présenté comme tel, et c'est bien pour ça que je pense qu'il ne peut pas se passer d'argumentation.
Le passage sur l'april, évoquant la trahison envers envers tuxfamily, bah en l'absence d'un rappel de faits j'appelle ça du FUD, pas un feeling. Je ne connais pas l'affaire, j'aurai bien aimé qu'il la raconte parceque l'accusation qu'il porte est grave, mais non, il se contente d'évoquer vaguement. Je trouve ça grave, ça porte un nom : diffamation.
Le passage sur les geek obtus qui font fuir les newbies, ça n'est pas non plus une reflexion personnelle : l'auteur n'est pas un newbie qui a fuit. Là le seul fait tangible c'est que des newbies sous linux, il y en a de plus en plus, et que c'est bien parcequ'ils ont trouvés des réponses à leur question, la plupart grâce au support que leur apporte la communauté. C'est en contradiction flagrante avec ce qu'avance l'auteur, mais ça ne le dérange pas outre mesure pour utiliser un ton digne de ces analyses des grands cabinets de consulting qui nous racontent régulièrement pourquoi le libre ça ne marchera pas. Bref, faudrait se décider : soit on utilise un mode explicitement subjectif et on a le droit de ne présenter que partiellement les choses comme on les a perçues, soit on prétend faire un état des lieux général (et c'est ça son choix), mais alors là on n'a pas le droit de passer sous silence des faits qu'on connait très bien pour tirer l'analyse dans son sens. Insister autant sur la mauvaise volonté de certains et s'arrêter là pour conclure, mais omettre que ce qu'on appelle de ses vux (le "discours clair et proche des gens") existe au moins autant, c'est de la mauvaise foi intellectuelle, pas du "feeling".
Et comment parler d'un simple feeling quand on lit des phrases telles que : «Cet article n'a pas pour but de pouvoir proposer une solution viable, juste d'exposer un problème qui prend place au sein de notre communauté depuis trop longtemps.» Ce ton péremptoire est présent tout du long, moi j'appelle ça une démonstration par intimidation : on ne justifie rien en détail, mais on assène avec des formulation très générales jusqu'à faire passer le tout pour des évidences.
Bref, mince, ce serait trop facile après avoir tenu des propos à la limite de l'insulte (les geeks sont des indésirables parcequ'ils présentent mal, les gens de l'april sont bouchés et inutiles, etc.) de se réfugier derrière un "bah ouais c'est mon feeling, j'ai pas à le justifier...". On peut pas tout se permettre comme ça dans une tribune publique, c'est manquer à la fois de rigueur intellectuelle et de savoir vivre.