• [^] # Re: Theo de Raadt décide le fork de Apache

    Posté par . En réponse à la dépêche Theo de Raadt décide le fork de Apache. Évalué à 1.

    « Je ne suis pas d'accord: par définition, le code d'un logiciel libre est plus facile à récupérer que du code propriétaire. Celui qui produit du code libre et veut défendre sa propriété se trouvera confronté aux coûts judiciaires qui sont très lourds à supporter, tant que la procédure n'est pas terminée. »

    Cet argument repose sur le fait qu'il est plus facile d'illégalement copier du logiciel libre que du logiciel libre : c'est donc parfaitement hors-propos s'il s'agit de prétendre, comme c'était le cas dans cette discussion, que les licences libres sont juridiquements moins fiables.

    Ensuite, s'il y a des gens malhonnêtes et que la procédure pour punir ces gens est couteuse pour les PME et indépendants, le problème vient indéniablement du système judiciaire.

    Ca me fait penser à la justification de l'immunité présidentielle. La seule justification qui semble encore être présentée dans une société qui a de plus en plus de mal à assumer ses traits oligarchiques, c'est le fait qu'il serait dangereux que le président de la France puisse être enfermé pour n'importe quel prétexte farfelu, suite à des accusations infondées. Est-ce à dire que n'importe quel citoyen Français peut être enfermé pour n'importe quel prétexte ? Là aussi, s'il y a un problème judiciaire, c'est par une réforme de la justice qu'il faut répondre, et non pas par des artifices hors-la-justice.


    « Ce que je dis, c'est qu'en pratique, vu le mode de financement de la recherche, la valorisation du travail fourni est vitale. »

    Le mode de financement de la recherche, c'est principalement les Etats, sauf la recherche dans quelques secteurs précis qui ont des intérêts économiques.

    « L'autre part, même si le financement est d'ordre public (mais pas toujours), c'est l'université qui est propriétaire du travail. »

    Pour moi, ceci constitue un vol envers les citoyens. S'il existe des universités, c'est uniquement parce que les citoyens payent pour cela. Je ne vois pas quelle université peut prétendre à une propriété qui ne serait pas celle de ceux qui font quelle existe.

    « C'est une constatation, pas une revendication de ma part »

    Constater l'existant, c'est une chose. En cette matière, peu n'importe pour moi ce qui est, ce qui importe est ce qui devrait être.

    « Par conséquent, même si le chercheur reste bénéficiaire de la propriété intellectuelle de son travail, il ne peut décider seul de la licence. »

    Je suis tout à fait d'accord avec cela : pour être plus précis, ceux finançant la recherche devraient pouvoir en décider ; les citoyens, donc.

    « Et vu la compétition entre organismes de recherche, ceux-ci cherchent souvent à assurer leur visibilité, ce qui peut conduire à privélégier des licences mettant plus l'accent sur la citation que la GPL. »

    Certains comportements de certains organismes de recherche ne sont pas leur raison d'être, ne sont pas la raison qui fait qu'ils sont financés par la nation. On ne doit donc pas s'en soucier.