« Mais quand sa fréquence devient telle que ne pas faire "l'erreur" revient à ne plus se faire comprendre par ceux dans l'erreur, l'erreur devient norme. Et les gens qui persistent à rester dans le "vrai" ben à la fin ils ne peuvent plus que se parler à eux même et se persuader qu'ils sont dans le vrai. »
Ta norme reste une erreur. Personnellement, je ne desire pas faire des erreurs sous prétexte que la masse en fait.
La masse va sans doute voter Chirac ou Le Pen aux prochaines élections. Cela constitue à mes yeux une erreur, et cela indépendamment du nombre de fois que cette erreur sera commise.
Inutile de parler de point godwin où je ne sais quelle autre digression, cette analogie rend palpable à n'importe qui en quoi une erreur peut devenir quasi-norme sans pour autant devenir recommendable.
Si cette analogie chiffonne trop certaines personnes un peu tatillonnes, en voici une autre : depuis une certaine émission télévisée en France dans les années 80, après qu'un militant d'extrême droite ait demandé la révision de l'histoire de France, une partie importante de la population semble penser que le révisionnisme (je parle de la partie de la France qui a déjà entendu ce mot, je ne me fais pas trop d'illusion sur la diffusion du savoir en France) en histoire consiste à nier les actes des nationaux-socialistes et de leurs alliés. C'est évidemment faux. Le révisionnisme consiste à réviser des éléments historiques en suivant une méthode considérée comme scientifique (autant que cela puisse être en sciences humaines). Il n'est pas un secret que les rares négationistes (niant ou attenuant les actes des nationaux-socialistes et alliés) ayant pratiqué un révisionnisme honnête ont cessé, bizarrement, d'être négationistes. Cependant, pour la populace, le révisionnisme n'a pas du tout le même sens que pour les historiens. En quelque sorte, l'erreur est devenue norme.
Doit-on accepter cela ? Il faut prendre en considération ce qu'impliquerait la normalisation de cette erreur : le révisionnisme en histoire est une attitude saine et constitue ce que font la plupart des historiens, en remettant en cause des théories passées généralement pour de bonnes raisons ; laisser ce terme aux négationistes, c'est évident leur donner du crédit. On n'a jamais tort de « réviser », de remettre en question l'établi. Ce qui importe, c'est la méthode. Et c'est là où le bat blesse chez les négationistes, la méthode. Ce qui importe également, c'est la problématique, les questions que l'on pose. Et les questions posées par les négationismes ont rarement leur place dans la recherche en histoire et son rarements avouées. Là aussi le bat blesse.
Pourtant, le terme révisionisme permet à ces gugusses de se placer en chercheurs intrépides, alors que ni leurs buts ni leurs méthodes n'ont de lien avec la recherche se voulant scientifique. En les appellant révisionnistes, on leur fait une pub inespérée, on leur permet de se placer en victimes détentrices de vérités honteuses... du pain béni pour des gens adhérant à une idéologie proche du national-socialiste.
Voilà, je pense que ces deux exemples illustrent bien en quoi normaliser une erreur me parait difficilement être un acte positif.
Si les gens sont dans l'erreur, il faut les en informer.
[^] # troll ? Mais vous avez quel age pour employer de pareilles expressions ?
Posté par Anonyme . En réponse à la dépêche Richard Stallman prend la plume pour les 20 ans de GNU. Évalué à 0.
Ta norme reste une erreur. Personnellement, je ne desire pas faire des erreurs sous prétexte que la masse en fait.
La masse va sans doute voter Chirac ou Le Pen aux prochaines élections. Cela constitue à mes yeux une erreur, et cela indépendamment du nombre de fois que cette erreur sera commise.
Inutile de parler de point godwin où je ne sais quelle autre digression, cette analogie rend palpable à n'importe qui en quoi une erreur peut devenir quasi-norme sans pour autant devenir recommendable.
Si cette analogie chiffonne trop certaines personnes un peu tatillonnes, en voici une autre : depuis une certaine émission télévisée en France dans les années 80, après qu'un militant d'extrême droite ait demandé la révision de l'histoire de France, une partie importante de la population semble penser que le révisionnisme (je parle de la partie de la France qui a déjà entendu ce mot, je ne me fais pas trop d'illusion sur la diffusion du savoir en France) en histoire consiste à nier les actes des nationaux-socialistes et de leurs alliés. C'est évidemment faux. Le révisionnisme consiste à réviser des éléments historiques en suivant une méthode considérée comme scientifique (autant que cela puisse être en sciences humaines). Il n'est pas un secret que les rares négationistes (niant ou attenuant les actes des nationaux-socialistes et alliés) ayant pratiqué un révisionnisme honnête ont cessé, bizarrement, d'être négationistes. Cependant, pour la populace, le révisionnisme n'a pas du tout le même sens que pour les historiens. En quelque sorte, l'erreur est devenue norme.
Doit-on accepter cela ? Il faut prendre en considération ce qu'impliquerait la normalisation de cette erreur : le révisionnisme en histoire est une attitude saine et constitue ce que font la plupart des historiens, en remettant en cause des théories passées généralement pour de bonnes raisons ; laisser ce terme aux négationistes, c'est évident leur donner du crédit. On n'a jamais tort de « réviser », de remettre en question l'établi. Ce qui importe, c'est la méthode. Et c'est là où le bat blesse chez les négationistes, la méthode. Ce qui importe également, c'est la problématique, les questions que l'on pose. Et les questions posées par les négationismes ont rarement leur place dans la recherche en histoire et son rarements avouées. Là aussi le bat blesse.
Pourtant, le terme révisionisme permet à ces gugusses de se placer en chercheurs intrépides, alors que ni leurs buts ni leurs méthodes n'ont de lien avec la recherche se voulant scientifique. En les appellant révisionnistes, on leur fait une pub inespérée, on leur permet de se placer en victimes détentrices de vérités honteuses... du pain béni pour des gens adhérant à une idéologie proche du national-socialiste.
Voilà, je pense que ces deux exemples illustrent bien en quoi normaliser une erreur me parait difficilement être un acte positif.
Si les gens sont dans l'erreur, il faut les en informer.