La perspective dans laquelle Richard Stallman se place est tout à fait évidente. Aussi, il refuse de communiquer en se plaçant dans une autre perspective. Il est clair que communiquer avec RMS, ça suppose se mettre à sa hauteur, dans sa perspective, si l'on veut être écouté -- sauf si la tenue de la discussion importe énormement.
Je n'aime pas particulièrement cela mais cette approche intransigeante porte un certain nombre de fruits. Par exemple, je ne suis pas certain que l'appellation GNU/Linux se répandrait comme elle le fait aujourd'hui si RMS ne plaçait pas comme condition à sa participation dans de nombreux contextes cet aspect de langage révélateur de perspective.
En d'autres termes, RMS par son intransigeance sur ces aspects de langage (celui-ci comme d'autres) provoque des reactions : les gens sont confrontés à sa demande de choisir une perspective, les gens sont contraints de dire en quoi ils se reconnaissent -- ou bien de l'aider dans sa perspective si la question n'importe pas pour eux.
En bref, la méthode est efficace mais autoritaire ; ce qui n'est pas surprenant de la part de RMS.
« Qu'est ce qui est important au final ? Que les gens savent qu'il existe des alternatives, qu'ils sachent de quoi elles sont constituées, par exemple : [le noyau] Linux »
Des alternatives à quoi ? Lorsqu'on parle d'alternative, je pense qu'il est bon de savoir à quoi elles se réferent.
Si on parle d'alternative à Windows, on peut employer l'expression Linux, n'évoquant effectivement qu'une différence technique -- tout comme on pourrait parler de SunOS.
Si on parle d'alternative au logiciel propriétaire, il me semble plus judicieux de nommer le système GNU/Linux, en faisant référence avant tout à une question philosophique/politique posée par GNU.
[^] # Re: troll inside
Posté par Anonyme . En réponse à la dépêche Richard Stallman prend la plume pour les 20 ans de GNU. Évalué à 5.
"J'ai installé Linux" : Syntax error
"J'ai installé GNU/Linux" : ok
"J'ai installé Linux et profite des outils GNU" : Syntax error »
Comme je l'ai déjà écrit ( http://stock.coleumes.org/doc.php?i=/misc-files/gnu-et-linux(...) ), cette affaire révèle dans quelle perspective on se place.
La perspective dans laquelle Richard Stallman se place est tout à fait évidente. Aussi, il refuse de communiquer en se plaçant dans une autre perspective. Il est clair que communiquer avec RMS, ça suppose se mettre à sa hauteur, dans sa perspective, si l'on veut être écouté -- sauf si la tenue de la discussion importe énormement.
Je n'aime pas particulièrement cela mais cette approche intransigeante porte un certain nombre de fruits. Par exemple, je ne suis pas certain que l'appellation GNU/Linux se répandrait comme elle le fait aujourd'hui si RMS ne plaçait pas comme condition à sa participation dans de nombreux contextes cet aspect de langage révélateur de perspective.
En d'autres termes, RMS par son intransigeance sur ces aspects de langage (celui-ci comme d'autres) provoque des reactions : les gens sont confrontés à sa demande de choisir une perspective, les gens sont contraints de dire en quoi ils se reconnaissent -- ou bien de l'aider dans sa perspective si la question n'importe pas pour eux.
En bref, la méthode est efficace mais autoritaire ; ce qui n'est pas surprenant de la part de RMS.
« Qu'est ce qui est important au final ? Que les gens savent qu'il existe des alternatives, qu'ils sachent de quoi elles sont constituées, par exemple : [le noyau] Linux »
Des alternatives à quoi ? Lorsqu'on parle d'alternative, je pense qu'il est bon de savoir à quoi elles se réferent.
Si on parle d'alternative à Windows, on peut employer l'expression Linux, n'évoquant effectivement qu'une différence technique -- tout comme on pourrait parler de SunOS.
Si on parle d'alternative au logiciel propriétaire, il me semble plus judicieux de nommer le système GNU/Linux, en faisant référence avant tout à une question philosophique/politique posée par GNU.