Si le mot correspond à une réalité culturelle étrangère, pas besoin de le franciser (encore qu'on fait souvent ça pour les pluriels, par exemple on parle d'un spaghetti ou de plusieurs mafiosos).
Chorizo, tequila, pudding ou souk ça se justifie, d'un autre côté blitzkrieg va très bien dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale (concept et mot inventés à l'époque) mais peut se traduire sans problème aujourd'hui par "guerre-éclair" (aussi court).
Je remarque d'ailleurs que tu ne cites qu'un exemple en anglais... parce que généralement les mots provenant d'autres langues non hégémoniques ne gènent pas grand monde. La comparaison (par d'autres) avec l'invasion de l'Angleterre par les Normands est quand même pas mal éclairante, je trouve : il s'agissait bien de l'imposition par la force d'une nouvelle élite et d'une nouvelle culture à un peuple (qui avait lui-même viré les Celtes auparavant, mais ceci est une autre histoire).
Quant à l'enrichissement du vocabulaire, il a bon dos, parfois. Une langue vraiment vivante sait aussi créer ses propres néologismes.
Ne tombe pas non plus dans l'excès inverse : on peut vouloir se limiter à une importation mesurée. "Cédérom" tu trouves ça moche, mais ça te gène d'écrire "sida" au lieu de "SIDA" (qui a donné "sidéen") ? On utilise peu "software" mais beaucoup "hardware" (alors qu'on peut traduire ce dernier par "matériel").
En fait, les anglophones sont dominants culturellement, politiquement, économiquement, scientifiquement... C'est bien là qu'est le problème. On aurait le droit de se plaindre de la faiblesse du dollar et de notre retard scientifique, mais pas de la place démesurée faite aux anglicismes anglais (après, reste évidemment à déterminer où est la limite... et si elle a été atteinte) ?
PS : j'aurais aussi pu parler des titres de film, "traduits" en un anglais bancal (cf Crual Intentions --> Sex Intentions) !
[^] # Re: Vive Pollupostage
Posté par fulmicoton . En réponse à la dépêche La Commission Européenne déclare la guerre au spam. Évalué à 2.
Chorizo, tequila, pudding ou souk ça se justifie, d'un autre côté blitzkrieg va très bien dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale (concept et mot inventés à l'époque) mais peut se traduire sans problème aujourd'hui par "guerre-éclair" (aussi court).
Je remarque d'ailleurs que tu ne cites qu'un exemple en anglais... parce que généralement les mots provenant d'autres langues non hégémoniques ne gènent pas grand monde. La comparaison (par d'autres) avec l'invasion de l'Angleterre par les Normands est quand même pas mal éclairante, je trouve : il s'agissait bien de l'imposition par la force d'une nouvelle élite et d'une nouvelle culture à un peuple (qui avait lui-même viré les Celtes auparavant, mais ceci est une autre histoire).
Quant à l'enrichissement du vocabulaire, il a bon dos, parfois. Une langue vraiment vivante sait aussi créer ses propres néologismes.
Ne tombe pas non plus dans l'excès inverse : on peut vouloir se limiter à une importation mesurée. "Cédérom" tu trouves ça moche, mais ça te gène d'écrire "sida" au lieu de "SIDA" (qui a donné "sidéen") ? On utilise peu "software" mais beaucoup "hardware" (alors qu'on peut traduire ce dernier par "matériel").
En fait, les anglophones sont dominants culturellement, politiquement, économiquement, scientifiquement... C'est bien là qu'est le problème. On aurait le droit de se plaindre de la faiblesse du dollar et de notre retard scientifique, mais pas de la place démesurée faite aux anglicismes anglais (après, reste évidemment à déterminer où est la limite... et si elle a été atteinte) ?
PS : j'aurais aussi pu parler des titres de film, "traduits" en un anglais bancal (cf Crual Intentions --> Sex Intentions) !