Revenons à Virginie Despentes. LibreOffice Writer (ou équivalent) aurait pu lui suffire
Sans aller jusqu'à LibreOffice Writer, il semble que les fonctionnalités IA peuvent être désactivées dans Word.
Pour moi l'explication est plutôt que Virginie Despentes a une attitude réactionnaire.
Plus globalement, j'ai trouvé le niveau du débat affligeant. Le seul intervenant pertinent dans l'extrait que j'ai regardé était Raphaël Doan, qui soutient que 1) on ne peut jamais être sûr à 100% qu'un texte est écrit par IA 2) Pangram est un outil fiable comme en témoignent des études scientifiques 3) Le livre utilise une telle quantité d'IA qu'une personne familière avec l'IA est capable de dire avec certitude que c'en est.
L'interlocutrice suivante a rebondi sur le fait que les auteurs parlant une langue issue de l'oralité sont ciblés à tort car les outils sont habitués à une langue standard, point qui aurait pu être intéressant, mais elle s'en tient à des généralités plutôt que de rebondir sur l'affirmation 3) de l'interlocuteur précédent, en regardant par exemple si des passages du roman pouvaient être expliqués par ça plutôt que le recours à un LLM.
Ensuite on passe sur des arguments grotesques sur le fonctionnement de l'IA, que je pourrais résumer à "ils utilisent des tokens, ils ne connaissent pas la littérature" alors que d'une part des outils statistiques bien plus rudimentaires que les LLMs ont fait leurs preuves dans la détection de la fraude, et que d'autre part il est clair que les réseaux neuronaux suffisamment complexes ont des comportements émergents.
Il y avait tellement de sujets intéressants à aborder que je trouve ça triste de lire ça.
# Affligeant
Posté par fork_bomb . En réponse au journal Les écrivain·e·x, l'IA et les alternatives méconnues. Évalué à 2 (+4/-3).
Sans aller jusqu'à LibreOffice Writer, il semble que les fonctionnalités IA peuvent être désactivées dans Word.
Pour moi l'explication est plutôt que Virginie Despentes a une attitude réactionnaire.
Plus globalement, j'ai trouvé le niveau du débat affligeant. Le seul intervenant pertinent dans l'extrait que j'ai regardé était Raphaël Doan, qui soutient que 1) on ne peut jamais être sûr à 100% qu'un texte est écrit par IA 2) Pangram est un outil fiable comme en témoignent des études scientifiques 3) Le livre utilise une telle quantité d'IA qu'une personne familière avec l'IA est capable de dire avec certitude que c'en est.
L'interlocutrice suivante a rebondi sur le fait que les auteurs parlant une langue issue de l'oralité sont ciblés à tort car les outils sont habitués à une langue standard, point qui aurait pu être intéressant, mais elle s'en tient à des généralités plutôt que de rebondir sur l'affirmation 3) de l'interlocuteur précédent, en regardant par exemple si des passages du roman pouvaient être expliqués par ça plutôt que le recours à un LLM.
Ensuite on passe sur des arguments grotesques sur le fonctionnement de l'IA, que je pourrais résumer à "ils utilisent des tokens, ils ne connaissent pas la littérature" alors que d'une part des outils statistiques bien plus rudimentaires que les LLMs ont fait leurs preuves dans la détection de la fraude, et que d'autre part il est clair que les réseaux neuronaux suffisamment complexes ont des comportements émergents.
Il y avait tellement de sujets intéressants à aborder que je trouve ça triste de lire ça.