• [^] # Re: Mes deux centimes — 36 15 ma vie

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Pourquoi tout le monde en parle ?. Évalué à 5 (+2/-0).

    Globalement je serais assez d'accord avec vous, mais je crains certaines généralisations un peu hâtives (après, on est entre nous).

    « En tout cas, l'argument empirique le plus puissant à mon avis est le suivant : jamais dans l'histoire des sciences un point de vue vrai n'a pu survivre que par des redéfinitions constantes de ses définitions et des exceptions qui lui sont associées. En gros, quand c'est vrai, c'était vrai dès le début, et ça n'est jamais devenu vrai "d'une certaine façon" [...] »

    Prenons l'un des concepts les plus fameux et les plus fructueux de la science au cours des 3 derniers millénaires : l'atome... Depuis le grain de matière insécable de l'antiquité, jusqu'à aujourd'hui, où les clans de chimistes, de physiciens de la matière condensée, et les physiciens atomiques (et diverses factions internes aux précédentes) ne sont pas toujours d'accord sur la définition, que de chemin parcouru...

    C'est juste un exemple frappant qui m'est venu en vous lisant, mais j'aurais tendance à m'inscrire strictement en faux vis-à-vis de cette proposition. Il me semble que les concepts soient bien souvent formulés de manière très floue, et plus ou moins progressivement raffinés jusqu'à prendre atteindre leur forme canonique ; et que partant votre raisonnement, ici, porte ici un certain caractère téléologique. Et pour cause, beaucoup de sciences fondamentales ayant atteint un développement canonique dès la premières moitié du XXe, nous autres, vivant au XXIe, avons surtout connu pléthore de concepts bien fixés et bien peu d'errements.

    « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace