• # N'en parlons surtout pas

    Posté par . En réponse au lien Le ruissellement: parlons en. Évalué à 10 (+12/-1).

    J'ai vainement cherché dans ce texte les occurrences suivantes : écologie, agriculture, agricole, urbanisation, arbres, végétation, herbe, haie, mare, écosystèmes, etc. Rien concernant cela alors que ce sont à la fois le modèle agricole productiviste qui a détruit la vie des sols et l'urbanisation qui sont les causes principales des ruissellements entraînant des inondations. Comme d'habitude du coté officiel, on parle des conséquences et surtout pas des causes. Pourquoi? Parce que s'attaquer à ces causes remet en cause les modèles de développement actuels hérités des années 1960.
    L'eau s'écoule lentement partout où on laisse la végétation, la vie des sols (1) prospérer. Ailleurs, quand les sols sont nus ou bétonnés, rien n'arrête les eaux pluviales qui dévalent vers les vallées et font déborder fleuves et rivières.
    (1) Un sol vivant ralentit et retient l'eau de pluie, notamment grâce à la pédofaune, dont les lombrics (vers de terre), inlassables collaborateurs des agriculteurs bio, vers qui forent des milliards de galeries/ha où peut s'engouffrer l'eau. Un sol pauvre en humus, tassé, réduit à l'état de pierre par les engins agricoles, gavé de pesticides et d'engrais n'hébergera aucun lombric. Pour le vérifier c'est simple, les lombrics laissent des tortillons de terre en surface et plus ces derniers sont nombreux, plus il y a de lombrics, et inversement.