• [^] # Re: Pas de solution unique

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Comment bannir (presque) tout internet. Évalué à 2 (+2/-1).

    Oui les techniques que j'ai citées ne permettent effectivement pas de régler le problème de ddos utilisant des proxys résidentiels.

    Ce qui serait intéressant de savoir, et malheureusement je n'ai que ma propre expérience sur le sujet, c'est de savoir combien d'IP uniques sont utilisées lors d'une telle attaque.
    Les plus importantes que j'ai subi comprenaient quelques milliers d'IP uniques et variaient en durée de quelques minutes à quelques jours.

    Dans le cas de quelques minutes, chaque IP ne fait effectivement que quelques rares requêtes. La solution que j'utilise est donc de prioritairement protéger les serveurs applicatifs (web et bdd) de la surcharge en limitant le nombre de connexions simultanées et en mettant le surplus en file d'attente. L'effet est généralement un ralentissement pour tout le monde, parfois quelques timeout, mais à la fin de l'attaque les services sont opérationnels.
    Pour les attaques durant plusieurs heures ou plusieurs jours, chaque IP revient régulièrement et peut faire quelque chose comme une ou deux requêtes par minute. Ce que j'ai constaté c'est que les requêtes sont très très minoritairement sur des ressources statiques (js, css, png, ...), ce qui est logique puisque le but est de faire tomber les services et que cibler du php est plus efficace qu'un css.
    Je compte alors (en continu) le taux de requêtes statiques par IP. Lorsqu'il est inférieur à 5% par exemple, je bloque l'IP pour une heure. L'effet est que le ddos fonctionne à plein pendant quelques minutes, puis au fur et à mesure les IP se font bloquer. Ca n'arrête pas le DDOS, mais ça diminue fortement son impact.

    Evidemment si je devais un jour subir une attaque avec un botnet de plusieurs millions d'IP, la technique ne fonctionnerai plus du tout.