(...) Depuis 1964, les chercheurs de Stanford ont pu recenser 148 "délits électroniques différents". Certains sont simplissimes, comme celui qui consiste à glisser parmi les fiches magnétiques de paiement établies par une banque une ou plusieurs fiches établies à son nom, à ajouter électroniquement des zéros à la somme, ou bien encore à programmer la machine pour qu’elle verse à un compte discret, tous les restes infinitésimaux des opérations dont le total, selon l’expression consacrée, "est arrondi à l’unité inférieure". Vingt-cinq centimes, multipliés par un million, c’est déjà une jolie somme...
Une simple pression sur un bouton d’effacement, et des millions d’informations vitales disparaissent dans le néant, un néant qui peut signifier le chaos pour une administration comme le fisc (...), ou l’effondrement d’une entreprise. Un seul homme — qu’il ait été menacé, acheté, ou qu’il agisse sous l’emprise de ce que l’université de Stanford appelle le "syndrome Robin des Bois" — pourrait ainsi en envoyer des centaines d’autres au chômage.
Ou agir comme cet étudiant en informatique qui fit distribuer par un ordinateur new-yorkais plus de sept millions de dollars à des indigents de l’assistance publique. « L’ordinateur a tout simplement été programmé pour envoyer quelque vingt mille chèques à des personnes nécessiteuses, mais sur la base de dossiers vieux de plusieurs années. Le seul espoir, si l’on peut dire, des édiles communaux, c’est que les bénéficiaires soient décédés entre-temps ou qu’ils aient quitté la ville depuis longtemps. Les autorités pourraient ainsi récupérer au moins une partie de l’argent indûment versé. Si les destinataires ont réellement perçu le montant de ce chèque providentiel, les frais de procédure risqueraient de coûter plus cher encore que la distribution erronée. » USA, 1974 (Actuel)
"Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard
[^] # Re: A lire
Posté par Luc-Skywalker . En réponse au lien Entartons, entartons les pompeux cornichons! Ah ben zut, c'est fini pour le gloupier. Évalué à 2 (+0/-0).
Cœurs d’ordinateurs
(...) Depuis 1964, les chercheurs de Stanford ont pu recenser 148 "délits électroniques différents". Certains sont simplissimes, comme celui qui consiste à glisser parmi les fiches magnétiques de paiement établies par une banque une ou plusieurs fiches établies à son nom, à ajouter électroniquement des zéros à la somme, ou bien encore à programmer la machine pour qu’elle verse à un compte discret, tous les restes infinitésimaux des opérations dont le total, selon l’expression consacrée, "est arrondi à l’unité inférieure". Vingt-cinq centimes, multipliés par un million, c’est déjà une jolie somme...
Une simple pression sur un bouton d’effacement, et des millions d’informations vitales disparaissent dans le néant, un néant qui peut signifier le chaos pour une administration comme le fisc (...), ou l’effondrement d’une entreprise. Un seul homme — qu’il ait été menacé, acheté, ou qu’il agisse sous l’emprise de ce que l’université de Stanford appelle le "syndrome Robin des Bois" — pourrait ainsi en envoyer des centaines d’autres au chômage.
Ou agir comme cet étudiant en informatique qui fit distribuer par un ordinateur new-yorkais plus de sept millions de dollars à des indigents de l’assistance publique. « L’ordinateur a tout simplement été programmé pour envoyer quelque vingt mille chèques à des personnes nécessiteuses, mais sur la base de dossiers vieux de plusieurs années. Le seul espoir, si l’on peut dire, des édiles communaux, c’est que les bénéficiaires soient décédés entre-temps ou qu’ils aient quitté la ville depuis longtemps. Les autorités pourraient ainsi récupérer au moins une partie de l’argent indûment versé. Si les destinataires ont réellement perçu le montant de ce chèque providentiel, les frais de procédure risqueraient de coûter plus cher encore que la distribution erronée. »
USA, 1974 (Actuel)
"Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard