• # Être ou ne pas être une IA

    Posté par (site web personnel) . En réponse au lien How Much of the Internet Is Written With AI?. Évalué à 4 (+1/-0).

    Leur exemple de symptômes permettant de détecter l'écriture par une IA, contient quatre exemples :

    • em dashes — une marque de ponctuation que j'affectionne particulièrement ;
    • le vocabulaire hors des champs lexicaux usuellement vociférés pas Donald — une de mes marottes de rédacteur est précisément d'arpenter mes souvenirs les plus évanescents à la recherche de termes pas trop vulgaires ;
    • l'usage de la virgule dans les énumérations avant la conjonction de coordination et — un usage qui n'a disparu qu'à cause de la recherche d'économies de caractères par les éditeurs et imprimeurs, autant dire que l'habitude moderne, sans la virgule, me hérisse quand des collègues me l'imposent ;
    • les tournures un peu alambiquées — la tare récurrente de tous mes écrits.

    Du coup, ne suis-je pas un IA ?

    Plus sérieusement,
    1) Ne pourrait-on pas espérer que ce genre d'étude soit accompagnée d'une méthodologie d'estimation des incertitudes. Il me semble que ça permettrait de mieux juger des chiffres avancés. Les textes antérieures à 2021 jugés comme produit par une IA permettrait peut-être d'obtenir une première idée.
    2) Les LLM et ceux qui les emplois progressant régulièrement, il est probable que ces indices qu'ils semaient dans leurs productions initiales, finissent par s'estomper. La métrique définie ne semble pas valoir tripette (même si c'est déjà ça), et il n'est pas inenvisageable qu'elle ne valle plus rien d'ici peu.

    « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace