Merci, cependant, de m’avoir obligé à relire son billet. Je n’ai pas vu où il disait « du jour au lendemain », ni où étaient ces menaces qui semblent te faire si peur1.
Je cite :
Tout le pétrole, charbon et gaz déjà extrait sera consommé, quoi que vous fassiez. Une fois extrait, le carbone fait littéralement partie du système de la surface. À moins d’arriver à convaincre 100% des humains de ne plus utiliser de pétrole ou de charbon et de laisser intactes les réserves mondiales, ce dont je doute fort, il sera brûlé. Même si le pétrole devenait soudain beaucoup trop cher, il serait revendu à perte (vu que déjà extrait). Et il restera toujours un atout stratégique essentiel des armées, ce qui lui confère une valeur intrinsèque importante (le jet supersonique, le missile balistique et le char d’assaut sont difficilement imaginables en version électrique).
La seule mesure réaliste et efficace pour lutter contre le réchauffement climatique est d’arrêter l’extraction de carbone fossile. Point à la ligne. Tout le reste n’est que poudre aux yeux malhonnête ou confondante naïveté.
[...]
Il n’en reste pas moins que chaque litre de pétrole, chaque kilogramme de charbon extrait contribue au réchauffement climatique. Que les entreprises qui se livrent à cette activité sont criminelles, que leurs cadres devraient être traduits en justice pour tous les morts et toutes les catastrophes climatiques. Bref, pour crime contre l’humanité.
Les états devraient en prendre la mesure et interdire toute importation de produits issus de l’extraction du carbone fossile.
C’est la seule solution réelle si nous voulons efficacement ralentir puis stopper le réchauffement climatique. Il n’y a pas de demi-mesures possibles. Et, en plus, c’est techniquement assez simple. Il « suffirait » d’une résolution de l’ONU suivie d’un Nuremberg du climat.
Je ne pense pas qu'on peut traduire ces paragraphes en autre chose qu'il faut tout arrêter maintenant. On ne parle pas de sortie organisée, de fermeture progressive, d'adaptation de notre monde à la nouvelle donne. On parle d'arrêt de toutes les importations , d'un procès de Nuremberg du climat, que le fait d'extraire le moindre litre de pétrole du sous sol mérite condamnation lors du dit procès (alors que l'alternative serait de les condamner pour le lobbying pour repousser la transition écologique nécessaire).
Sinon cela n'a pas beaucoup de sens. Mais comme il est convaincu que manifestement le pétrole extrait existe en si gros volume que la baisse de consommation n'a aucun impact sur l'extraction, ceci explique cela aussi.
Ce avec quoi je suis d’accord, c’est que c’est par l’extraction qu’il faut commencer. C’est la fin urgente de l’extraction qu’il faut, dès aujourd’hui, organiser politiquement, penser, planifier et, si nécessaire, imposer aux intérêts financiers non démocratiques qui s’y engraissent. Le contraire, en somme, d’attendre la baisse de la demande.
Alors, désolé d'insister mais je ne vois pas la différence entre ce que tu décris et ce que je décris.
Si tu veux planifier la fermeture des puits progressivement, cela signifie que tu fermes les puits en gros quand l'impact en aval est faible sinon ça n'a pas beaucoup d'intérêt. Donc avant de réduire l'extraction, il faut réduire la consommation jusqu'à un seuil permettant de fermer des puits. Donc finalement on revient au même point : on pilote la consommation.
Si tu fermes un puits sans adaptation de la consommation auparavant, tu auras des problèmes plus ou moins importants aussi.
Et comment planifier au mieux la baisse de la consommation que le fait que le citoyen ait conscience de ce sujet, des impacts et adopte des changements nécessaires et vote / met la pression sur les politiques et entreprises en conséquences ?
Dire, comme tu le fais implicitement, « bouleversements plus tard plutôt que bouleversements maintenant » est un contresens. Chaque dixième de degré concédé est irréversiblement perdu.
Je pense surtout que le bouleversement maintenant est pire que le bouleversement plus tard, si du moins le bouleversement maintenant est trop abrupt et le bouleversement plus tard est dans les trajectoires recommandées par l'accord de Paris.
[^] # Re: Je ne suis pas vraiment d'accord
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien L’arnaque du bilan carbone. Évalué à 3 (+0/-0).
Je cite :
[...]
Je ne pense pas qu'on peut traduire ces paragraphes en autre chose qu'il faut tout arrêter maintenant. On ne parle pas de sortie organisée, de fermeture progressive, d'adaptation de notre monde à la nouvelle donne. On parle d'arrêt de toutes les importations , d'un procès de Nuremberg du climat, que le fait d'extraire le moindre litre de pétrole du sous sol mérite condamnation lors du dit procès (alors que l'alternative serait de les condamner pour le lobbying pour repousser la transition écologique nécessaire).
Sinon cela n'a pas beaucoup de sens. Mais comme il est convaincu que manifestement le pétrole extrait existe en si gros volume que la baisse de consommation n'a aucun impact sur l'extraction, ceci explique cela aussi.
Alors, désolé d'insister mais je ne vois pas la différence entre ce que tu décris et ce que je décris.
Si tu veux planifier la fermeture des puits progressivement, cela signifie que tu fermes les puits en gros quand l'impact en aval est faible sinon ça n'a pas beaucoup d'intérêt. Donc avant de réduire l'extraction, il faut réduire la consommation jusqu'à un seuil permettant de fermer des puits. Donc finalement on revient au même point : on pilote la consommation.
Si tu fermes un puits sans adaptation de la consommation auparavant, tu auras des problèmes plus ou moins importants aussi.
Et comment planifier au mieux la baisse de la consommation que le fait que le citoyen ait conscience de ce sujet, des impacts et adopte des changements nécessaires et vote / met la pression sur les politiques et entreprises en conséquences ?
Je pense surtout que le bouleversement maintenant est pire que le bouleversement plus tard, si du moins le bouleversement maintenant est trop abrupt et le bouleversement plus tard est dans les trajectoires recommandées par l'accord de Paris.