• [^] # Re: Je ne suis pas vraiment d'accord

    Posté par . En réponse au lien L’arnaque du bilan carbone. Évalué à 5 (+2/-0).

    Pour être sûr qu'on parle tous de la même chose:

    À +4°C en France, une partie du pays: le sud, sud-est, est inhabitable parce que c'est un désert saharien (le Sahara d'aujourd'hui, pas celui de dans 20ans qui sera encore plus inhabitable) et une bonne part des côtes en Bretagne, Normandie, Côte d'Opale, est inhabitable en raison des inondations trop fréquentes.
    Le reste du pays enchaîne sécheresses, inondations, tornades, vagues de chaleur...

    Maintenant, on peut sûrement concevoir des plans d'«adaptation». Il faut trouver des centaines de milliards pour relocaliser toute la population qui va devoir déménager, des centaines de milliards pour protéger les côtes là où la population est trop dense pour être déménagée, accepter de sacrifier une grosse part de l'agriculture simplement parce que les terres ne seront plus cultivables en l'absence d'eau, transformer de façon radicale l'agriculture là où elle peut encore l'être pour qu'elle soit résiliente face aux stress hydriques,sécheresses, inondations, etc., décider quelles infrastructures on reconstruit coûte que coûte quand elles sont détruites par les catastrophes (qu'on renommera sobrement intempéries sévères, parce que quand ça arrive tout le temps et qu'on a des "super-catastrophes" de temps en temps, on ne sait plus échelonner les événements), et donc quelles infrastructures on accepte de perdre définitivement quand elles sont détruites parce qu'on ne pourra pas suivre la cadence de reconstruction, surtout avec plusieurs mois par an trop chauds pour des activités extérieures.

    Il faudra probablement s'habituer aux quota d'eau courante: pas seulement parce qu'il en manquera, mais aussi parce que les usines d'assainissement subiront les "intempéries sévères", des coupures d'électricité régulière, des services moins fiables, etc.

    Maintenant, concernant l'abandon du scénario 8.5 par le GIEC:
    Il est basé sur les tendances observables au moment de leur analyse.
    L'essor des IA est en train de bouleverser la consommation énergétique, avec un retour en force des centrales à gaz. Le GIEC se basant sur ce qui est fait plus que sur ce qui est vaguement annoncé, on peut supposer que les projets de construction de centres de données et centrales à gaz associées n'ont pas encore été intégrés. Ce scénario pourrait bien revenir sur la table...