Nier que l’investissement crée ou, au moins, entretient activement la demande relève de la cécité.
Je ne le nie pas si tu lis mon propos, je dis bien que la demande et l'offre sont imbriqués (et c'est valable pour d'autres domaines, pas que le pétrole).
Mais là la solution présentée c'est d'arrêter d'extraire tout, tout de suite, de bloquer immédiatement les importations, niant au passage les nombreux services que le pétrole, gaz et charbon rendent que ce soit pour par exemple la fabrication d'objets essentiels, la fabrication de médicament, répondre au besoin de logistique, à faire pousser de la nourriture, à se chauffer, à produire de l'électricité, etc.
On ne brûle pas du pétrole par plaisir de polluer, on le fait pour de nombreuses raisons. Si certaines sont faciles à éliminer ou à s'en passer, d'autres c'est plus délicat, c'est ce qui rend ce processus si long et difficile. Ce n'est pas pour rien qu'aucun organisme sérieux n'envisage un arrêt total de la production d'énergie fossile à très brève échéance.
L'UE et la France même s'ils ont une industrie pétrolière, sont des pays ou entités qui dépendent massivement des importations, on n'a aucun bénéfice à maintenir une dépendance envers cette industrie contrairement à des états pétroliers que ce soit la Russie, les USA ou les pays du golfe. Et comme on produit peu localement, on peut agir sur la consommation pour doucement réduire les importations ce qui se fait plutôt que de tout stopper brutalement.
Mais là encore on voit que ce n'est pas simple. La transition demande de changer beaucoup de choses dans nos habitudes, d'investir aussi beaucoup d'argent pour rendre un service similaire, etc. Or beaucoup n'en veulent pas, notamment car ils ne perçoivent pas forcément le bénéfice à base d'arguments souvent douteux. Mais si le citoyen n'est pas convaincu de l'utilité de changer la demande (dont via un bilan carbone par exemple), comment il va pouvoir impulser des changements dans son travail, son entourage ou la société ? Un citoyen climato sceptique ou qui doute à ce sujet ne votera pas pour des politiques ayant une politique de transition ambitieuse, il ne voudra pas forcément que sa boîte change ses pratiques pour émettre moins, etc. et le problème perdure.
On le voit régulièrement que beaucoup de personnes tapent sur l'UE ou le gouvernement au sujet des politiques environnementales, comme l'interdiction des véhicules thermiques en 2035 qui a fait grand bruit alors que c'est pourtant largement nécessaire.
[^] # Re: Je ne suis pas vraiment d'accord
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien L’arnaque du bilan carbone. Évalué à 5 (+2/-0).
Je ne le nie pas si tu lis mon propos, je dis bien que la demande et l'offre sont imbriqués (et c'est valable pour d'autres domaines, pas que le pétrole).
Mais là la solution présentée c'est d'arrêter d'extraire tout, tout de suite, de bloquer immédiatement les importations, niant au passage les nombreux services que le pétrole, gaz et charbon rendent que ce soit pour par exemple la fabrication d'objets essentiels, la fabrication de médicament, répondre au besoin de logistique, à faire pousser de la nourriture, à se chauffer, à produire de l'électricité, etc.
On ne brûle pas du pétrole par plaisir de polluer, on le fait pour de nombreuses raisons. Si certaines sont faciles à éliminer ou à s'en passer, d'autres c'est plus délicat, c'est ce qui rend ce processus si long et difficile. Ce n'est pas pour rien qu'aucun organisme sérieux n'envisage un arrêt total de la production d'énergie fossile à très brève échéance.
L'UE et la France même s'ils ont une industrie pétrolière, sont des pays ou entités qui dépendent massivement des importations, on n'a aucun bénéfice à maintenir une dépendance envers cette industrie contrairement à des états pétroliers que ce soit la Russie, les USA ou les pays du golfe. Et comme on produit peu localement, on peut agir sur la consommation pour doucement réduire les importations ce qui se fait plutôt que de tout stopper brutalement.
Mais là encore on voit que ce n'est pas simple. La transition demande de changer beaucoup de choses dans nos habitudes, d'investir aussi beaucoup d'argent pour rendre un service similaire, etc. Or beaucoup n'en veulent pas, notamment car ils ne perçoivent pas forcément le bénéfice à base d'arguments souvent douteux. Mais si le citoyen n'est pas convaincu de l'utilité de changer la demande (dont via un bilan carbone par exemple), comment il va pouvoir impulser des changements dans son travail, son entourage ou la société ? Un citoyen climato sceptique ou qui doute à ce sujet ne votera pas pour des politiques ayant une politique de transition ambitieuse, il ne voudra pas forcément que sa boîte change ses pratiques pour émettre moins, etc. et le problème perdure.
On le voit régulièrement que beaucoup de personnes tapent sur l'UE ou le gouvernement au sujet des politiques environnementales, comme l'interdiction des véhicules thermiques en 2035 qui a fait grand bruit alors que c'est pourtant largement nécessaire.