Le pilon des éditeurs, c’est du gâchis à l’état pur.
En résumé : l’imprimeur imprime un stock (le fameux « tirage », qui ne présume en rien des ventes) ; le distributeur stocke les livre et en envoie aux libraires. Les libraires les stockent, les vendent, et en cas d’invendus font un truc très inhabituel dans le commerce : ils renvoient les livres (contre remboursement) au distributeur.
Tout ça coute cher, donc au bout d’un moment, l’éditeur doit payer le distributeur pour le stockage de livres qui ne se vendent pas... donc arrête les frais et envoie tout ou partie du stock au pilon. Sont pilonnés aussi les livres abimés lors des allers/retours (fréquent avec certaines grosses enseignes). Non seulement c’est du gâchis, mais en plus il arrive que l’éditeur garde les droits d’un livre devenu indisponible, ce qui est à l’encontre des règles.
Le plus gros gâchis c’est les livres de personnes publiques – typiquement des politiques – pour lesquelles c’est important de faire un très gros tirage pour communiquer sur celui-ci ; mais qui se vendent extrêmement mal, donc la quasi-totalité du stock finit détruite quelques mois voire semaines après impression.
Notez que les alternatives ont leurs inconvénients aussi : cout (et espace nécessaire) au stockage infini ; délais et surcout unitaire de l’impression à la demande.
Littératures de l’imaginaire, libres, pour tout le monde : https://renardspatial.com/ | La connaissance libre : https://zestedesavoir.com
[^] # Re: rien de plus normal
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Des livres introuvables détruits à jamais après avoir alimenté une IA, plus personne ne peut les lire. Évalué à 9 (+7/-0).
Le pilon des éditeurs, c’est du gâchis à l’état pur.
En résumé : l’imprimeur imprime un stock (le fameux « tirage », qui ne présume en rien des ventes) ; le distributeur stocke les livre et en envoie aux libraires. Les libraires les stockent, les vendent, et en cas d’invendus font un truc très inhabituel dans le commerce : ils renvoient les livres (contre remboursement) au distributeur.
Tout ça coute cher, donc au bout d’un moment, l’éditeur doit payer le distributeur pour le stockage de livres qui ne se vendent pas... donc arrête les frais et envoie tout ou partie du stock au pilon. Sont pilonnés aussi les livres abimés lors des allers/retours (fréquent avec certaines grosses enseignes). Non seulement c’est du gâchis, mais en plus il arrive que l’éditeur garde les droits d’un livre devenu indisponible, ce qui est à l’encontre des règles.
Le plus gros gâchis c’est les livres de personnes publiques – typiquement des politiques – pour lesquelles c’est important de faire un très gros tirage pour communiquer sur celui-ci ; mais qui se vendent extrêmement mal, donc la quasi-totalité du stock finit détruite quelques mois voire semaines après impression.
Notez que les alternatives ont leurs inconvénients aussi : cout (et espace nécessaire) au stockage infini ; délais et surcout unitaire de l’impression à la demande.
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