Vu certains commentaires, je me questionne vraiment sur le sujet du risque de dérives autoritaires. En matière de liberté et de réseau, on mentionne souvent le fait que la mise en place de technologies un peu intrusives — genre DPI, interdiction de chiffrement ou backdoors obligatoires — pourraient être détournées de façon assez efficace par des régimes autoritaires.
Que ce soit clair, je ne pense pas qu'il y ait, aujourd'hui en France, de dérive autoritaire notable. Pour autant, je vois d'un mauvais œil la mise en place de mesures qui, aux mains d'un éventuel régime autoritaire, faciliteraient à l'avance sa tâche. Et à mes yeux, les attaques contre la liberté d'enseignement en font partie.
Que pensent les commentateurs hostiles à l'enseignement hors contrat ou en famille de ce genre d'argument ? Concernant le réseau d'abord, et concernant l'éducation ensuite ?
En matière d'éducation, je ne me fais pas d'illusion, si un régime autoritaire venait à s'installer en France, il mettrait rapidement évidemment sous contrôle l'enseignement hors contrat (en faisant de fait un enseignement sous contrat qui ne dit pas son nom) et interdirait pour de bon l'enseignement en famille sans grande difficulté. Mais si c'était déjà interdit, ce serait toujours autant de temps gagné.
Pas besoin de chercher dans le passé un exemple de dérive d'un système d'enseignement d'État dans le cadre d'un régime totalitaire, il suffit de regarder du côté de la Russie. Des enseignants ont sûrement résisté, mais l'État a largement les moyens de les faire plier ou de purger les récalcitrants.
# Risque de dérives
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Le Droit d'Instruire, par l'incroyable N. B.. Évalué à 5 (+4/-2).
Vu certains commentaires, je me questionne vraiment sur le sujet du risque de dérives autoritaires. En matière de liberté et de réseau, on mentionne souvent le fait que la mise en place de technologies un peu intrusives — genre DPI, interdiction de chiffrement ou backdoors obligatoires — pourraient être détournées de façon assez efficace par des régimes autoritaires.
Que ce soit clair, je ne pense pas qu'il y ait, aujourd'hui en France, de dérive autoritaire notable. Pour autant, je vois d'un mauvais œil la mise en place de mesures qui, aux mains d'un éventuel régime autoritaire, faciliteraient à l'avance sa tâche. Et à mes yeux, les attaques contre la liberté d'enseignement en font partie.
Que pensent les commentateurs hostiles à l'enseignement hors contrat ou en famille de ce genre d'argument ? Concernant le réseau d'abord, et concernant l'éducation ensuite ?
En matière d'éducation, je ne me fais pas d'illusion, si un régime autoritaire venait à s'installer en France, il mettrait rapidement évidemment sous contrôle l'enseignement hors contrat (en faisant de fait un enseignement sous contrat qui ne dit pas son nom) et interdirait pour de bon l'enseignement en famille sans grande difficulté. Mais si c'était déjà interdit, ce serait toujours autant de temps gagné.
Pas besoin de chercher dans le passé un exemple de dérive d'un système d'enseignement d'État dans le cadre d'un régime totalitaire, il suffit de regarder du côté de la Russie. Des enseignants ont sûrement résisté, mais l'État a largement les moyens de les faire plier ou de purger les récalcitrants.