Et on fait comment au juste, en tant que parents, pour changer le mammouth ? Par exemple, si on constate que l'école, et surtout le collège et le lycée publics, participent activement à la surexposition des enfants aux écrans ? Si battre contre un mammouth, c'est une tâche harassante.
Pourtant, il y a hélas des précédents, comme les parents qui constatent qu'on parle trop des personnes LGBT à l'école et qui montent un collectif d’extrême droite.
En matière de financement, je rappelle aussi qu'un enfant scolarisé dans le privé sous contrat coûte moins cher à l'État que dans le public. Et scolarisé dans le hors contrat, encore moins.
Mais rien n'est gratuit, si ça coûte moins cher à l'État, soit des gens sont moins bien payés (ce qui serait sans doute un peu de l'exploitation, il y a des cas mais je pense que c'est à la marge), soit parce que quelqu'un d'autre paye (les parents), soit parce que l'état fait moins de choses.
Par exemple, oui, ça coûte presque rien à l'État d'avoir des gamins à la maison, parce que c'est souvent la mère du couple qui s'en occupe gratuitement dans un couple mixte. C'est du travail gratos qui fait que les femmes se retrouvent sans retraite (car non salariée) et coincée avec leur mari. Je suis sur qu'il y a tout un passage sur le sujet dans Le genre du capital que j'ai acheté hier.
Mais également, je suppose que si l'État ne fait pas de contrôles dans les établissements privés, ça lui coûte moins cher. Et en fait, c'est même un cercle vertueux parce que ça fait tourner la presse 30 ans après sur les scandales, et les agences de comm pour renommer les établissements, et les psys pour gérer les victimes.
Donc l'argument du coût, ça me semble plus que discutable, et ç'est aussi un peu un raisonnement de droitard sur l'efficacité du privé (alors que c'est surtout une question de contrôle et de pouvoir).
[^] # Re: Instruction à domicile
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal Le Droit d'Instruire, par l'incroyable N. B.. Évalué à 10 (+9/-1).
Pourtant, il y a hélas des précédents, comme les parents qui constatent qu'on parle trop des personnes LGBT à l'école et qui montent un collectif d’extrême droite.
Mais rien n'est gratuit, si ça coûte moins cher à l'État, soit des gens sont moins bien payés (ce qui serait sans doute un peu de l'exploitation, il y a des cas mais je pense que c'est à la marge), soit parce que quelqu'un d'autre paye (les parents), soit parce que l'état fait moins de choses.
Par exemple, oui, ça coûte presque rien à l'État d'avoir des gamins à la maison, parce que c'est souvent la mère du couple qui s'en occupe gratuitement dans un couple mixte. C'est du travail gratos qui fait que les femmes se retrouvent sans retraite (car non salariée) et coincée avec leur mari. Je suis sur qu'il y a tout un passage sur le sujet dans Le genre du capital que j'ai acheté hier.
Mais également, je suppose que si l'État ne fait pas de contrôles dans les établissements privés, ça lui coûte moins cher. Et en fait, c'est même un cercle vertueux parce que ça fait tourner la presse 30 ans après sur les scandales, et les agences de comm pour renommer les établissements, et les psys pour gérer les victimes.
Donc l'argument du coût, ça me semble plus que discutable, et ç'est aussi un peu un raisonnement de droitard sur l'efficacité du privé (alors que c'est surtout une question de contrôle et de pouvoir).